lundi 14 août 2017

Aventures de vacances - 5 - le camping de l’Île d'Or


 Avec le pont du 15 août, le week-end se prolonge sans doute pour beaucoup d'entre vous. Comme d'habitude en de telles circonstances, la fréquentation du blog sera certainement réduite. Néanmoins, j'ai tenu à préparer pour vous la suite des aventures de vacances que vous retrouvez chaque lundi depuis le 17 juillet.


Été 1970, un jeune gay veut de rejoindre sur la Côte d'Azur un copain dont il est amoureux. Pris en stop par un quadra aussi sympa que séduisant, il accepte de passer le week-end avec lui. De sortie en boîte le samedi soir, l'ado se laisse séduire par un jeune homme blond qui lui demande s'il peut l'accompagner dans son périple. Le lundi matin, les deux garçons se retrouvent sur un parking où ils sont pris en charge par un routier accro au sexe qui se fait payer en nature. Après une journée de route et de sexe, ils s'arrêtent dans une petite auberge en pleine campagne où les deux jeunes passent la nuit à baiser avec l'aubergiste et son serveur pendant que le chauffeur dort dans son camion. Voici à présent le cinquième épisode.


A peine entré dans le camion, je m’endors pour ne me réveiller qu’arrivé à Aix-en-Provence où Marcel nous dépose sur la route de Fréjus à partir de laquelle nous devons rejoindre Saint-Raphaël.
Nous sommes rapidement pris en stop par un livreur en débardeur. Il n’est pas très bavard mais, n’ayant pas les yeux en poche, il n’arrête pas de regarder mes cuisses et mon entrejambe. Le fin tissus de mon short moulant ne cache rien de la forme ni des dimensions de mon sexe. Son regard est fuyant et il rougit quand ses yeux croisent les miens. Malgré toutes les tentatives de Patrick pour  lancer la conversation avec le chauffeur, celui-ci reste muet et ne répond que par monosyllabes si bien que le silence s’installe rapidement et que je tombe dans un demi-sommeil pendant lequel je me sens bander, la queue serrée par le tissu du short trop moulant et trop court pour la contenir totalement dans l’état où elle se trouve. Le gland dépasse, décalotté par la pression exercée par le tissu contre la jambe. Un freinage brutal suivi d’un choc bruyant me sort de ma torpeur. Notre livreur vient de percuter la Renault 4L qui le précède. En sueur et rouge comme une pivoine, il descend pour évaluer l’étendue des dégâts. Patrick sort de son côté et je le suis quelques instants plus tard après m’être assuré que j’étais dans une tenue décente et présentable. Le pare-choc de l’Estafette est légèrement abimé tandis que l’arrière de la 4L est complètement défoncé. Le temps de faire tous les constats et de discuter des responsabilités, nous perdons près d’une heure avant de repartir vers Fréjus où nous arrivons aux environs de 14 heures. De là, nous prenons un bus pour effectuer les quelques kilomètres qu’il nous reste pour rejoindre le camping de l’Ile d’Or.
- C’est complet. Qu’est-ce que vous imaginez ? Si vous n’avez pas réservé, il ne faut pas espérer trouver de la place dans la région en pleine saison.
Nous avons beau insister en disant que nous n’avons qu’une petite tente qui ne prend pas de place, rien n’y fait. Le responsable du camp est désolé mais n’a plus un centimètre carré de libre. Par contre, quand je lui dis que nous étions venus pour retrouver des amis qui passent leurs vacances chaque année dans ce camping et que je lui donne le nom des parents de mon copain, son visage s’illumine :
- Il fallait le dire tout de suite, pardi. Je vais vous trouver un petit coin près de leur parcelle. Suivez-moi, je vous conduis jusque là… Je ne crois pas qu’ils y sont pour le moment, à cette heure-ci, ils doivent être sur la plage… Voilà, c’est ici et vous pouvez installer votre tente là… Si vous avez besoin de quelque chose, vous savez où me trouver.
Nous remercions l’homme, trop heureux de pouvoir nous installer malgré que le camping soit complet. Nous déposons nos bagages et, avant de monter la tente, nous précipitons vers le bar pour nous rafraîchir d’une bière insipide. Nous n’en prenons qu’une, préférant essayer le vin blanc deux fois moins cher et meilleur que le pipi de chat qu’ils osent appeler bière.

Après quelques ballons de blanc, nous nous décidons à monter la tente puis nous dirigeons vers la plage la plus proche dans l’espoir d’y retrouver mon copain de lycée. Il n’est pas loin de six heures et la plage commence à se vider. Nous en faisons le tour mais sans trouver mon copain. Patrick me propose d’aller voir plus loin, s’il n’y a pas d’autres plages. Il m’entraîne vers un promontoire sur lequel il grimpe à vive allure, scrute l’horizon, regarde la crique en contrebas et me montre les personnes qui s’y trouvent :
- Il ne serait pas là par hasard ?
Bien qu’il me soit impossible de distinguer d’aussi loin le visage des personnes, je peux constater qu’elles sont entièrement nues. Comme s’il avait un radar dans la tête, Patrick a pu trouver immédiatement où se trouvait la plage naturiste.
- Ça m’étonnerait qu’il soit là.
- On descend voir ?
- Si tu veux.
Nous descendons et sommes regardés comme des intrus avec nos shorts. La plage n’est pas grande, il y a peu de monde et mon copain de lycée n’est évidemment pas là.
- Il vaudrait mieux qu’on se déshabille si on ne veut pas se faire remarquer, me dit Patrick. 
Après avoir enlevé nos shorts, nous décidons d’aller nous baigner. La mer est calme, l’eau est à bonne température et nous nageons en nous éloignant quelque peu de la plage. D’où nous sommes, nous pouvons voir une autre crique un peu plus à l’écart sur laquelle se trouvent quelques hommes.
- Je parie qu’on va y retrouver ton copain, me dit Patrick.
- A poils avec ses parents sans doute, dis-je en riant.
Nous allons jusque là et faisons le tour. En plus des quatre hommes que nous avons vus depuis la mer, nous en découvrons trois autres cachés des regards indiscrets par de petits rochers. Ils baisent sans retenue. Celui du milieu, se fait enculer, penché sur la bite du troisième qu’il suce avidement. Notre arrivée ne les perturbe pas. Au contraire, le sucé nous fait signe d’approcher. Je regarde Patrick qui me fait un clin d’œil, me prend par la main et m’entraîne à côté du sucé qui, sitôt que nous sommes à portée de ses mains soupèse nos attributs et commence à nous branler. En réponse, Patrick lui caresse les fesses puis, comme l’homme semble aimer cela, il passe derrière lui. L’homme recule en se penchant vers l’avant, offrant son cul à la bite bandée de Patrick qui répond à l’invitation en enculant son hôte. L’autre baisé s’empare aussitôt de ma bite pour la sucer.

Les quatre mecs qui étaient couchés sur la plage, indifférents à ce qui se passait jusque là, se sont relevés et nous observent en se masturbant. L’un d’eux s’approche de moi et, collant sa queue entre mes fesses, il me caresse la poitrine. Un autre s’approche à son tour, prend ma main et la met sur son sexe pour que je le branle. Je tends la main vers un troisième qui s’approche pour que je l’empoigne et le branle lui-aussi. Celui qui se fait enculer par Patrick appelle le quatrième pour lui prendre la bite en bouche.

Nous sommes neuf mecs sur cette plage pour une partouze improvisée. J’en ai un devant qui me suce, un autre derrière qui fait glisser son sexe entre mes fesses en me caressant les tétons et un dans chaque main que je branle vigoureusement.

La partie se termine en feu d’artifice de foutre. J’en ai sur les fesses, et dans chaque main. Je me vide dans la bouche de celui qui me suce et qui éjacule presqu’aussitôt après sans se branler pendant que son enculeur jouit en lui. Derrière moi, Patrick se vide dans le cul de celui qui nous a invités et dont le visage est inondé du sperme de celui qu’il a sucé. Il se relève, s’approche de moi en se branlant pour jouir sur ma jambe.

Après avoir salué nos partenaires improvisés, nous rejoignons l’autre crique à la nage où nous retrouvons nos shorts. Nous nous rhabillons et retournons vers le camping.


De retour au camping, nous sommes chaleureusement accueillis par Guy, mon copain de lycée, et ses parents qui nous offrent un verre de vin et me reprochent de ne pas les avoir prévenus de notre arrivée.
- J’aurais prévu deux couverts de plus pour le dîner, me dit Simone, la mère de Guy.
- Ne vous en faites pas pour nous, nous avons déjà repéré le resto. Ils ont des menus pas très chers.
- Ce n’est pas un trois étoiles, mais on y mange bien, répond Gaston, le père de Guy.
Mon copain est très heureux de me voir. Il me dit qu’il n’imaginait pas que je serais venu mais qu’il en est très heureux parce qu’il se sentait un peu seul. Par contre, il semble contrarié par la présence de Patrick auquel il adresse à peine la parole.

Quand je veux prendre congé d’eux en disant que nous allons prendre une douche avant d’aller dîner, Guy me le déconseille.
- Il y a trop de monde maintenant, vous allez faire la file. Moi, je n’y vais jamais avant 10 heures, c’est plus tranquille. Vous devriez aller dîner avant. D’ailleurs, il est temps d’y penser sinon vous risquez de ne plus avoir ce que vous voulez. Je vais vous accompagner jusque là.
Nous remercions les parents de Guy, mettons un short et une chemise puis nous dirigeons vers le resto où nous trouvons une place en terrasse.

Pendant que Patrick et moi, nous mangeons, Guy boit du vin blanc en nous expliquant tout ce qu’il y a d’intéressant à faire et à voir dans la région. Je lui parle des plages que nous avons visitées et lui demande s’il connaît les plages naturistes. Il rougit en me disant qu’il y est déjà passé par hasard mais qu’il ne va pas s’y baigner. Patrick ne dit rien. Il observe un homme d’environ 40 ans qui mange à la table voisine de la nôtre et à qui il fait de grands sourires. Après le plat principal, il demande à Guy où sont les toilettes. L’homme se lève en faisant un clin d’œil à Patrick et se dirige vers l’intérieur du restaurant.
- Tu rentres tout droit puis à gauche du comptoir, tu verras, c’est indiqué.
- Merci.
Dès que Patrick a quitté la table, Guy m’interroge sur son compte. Il veut savoir depuis quand on se connaît, comment on s’est rencontré. Il se demande si on peut lui faire confiance et me conseille de me méfier, me disant que ce n’est pas normal qu’un garçon qui me connaît à peine veuille venir en vacances avec moi. Je raconte mes rencontres avec Benoît, Patrick et Marcel, sans rentrer dans les détails de mes aventures sexuelles. Je parle seulement d’un homme sympa qui m’a pris en stop et m’a proposé de m’héberger, que nous sommes allés boire un verre dans un bistrot et qu’il m’a présenté un ami qui a été tenté de faire l’expérience de partir en vacances à l’aventure et que, plutôt que de faire le voyage seul, j’ai accepté qu’il m’accompagne. Juste pour l’émoustiller un peu et pour le tester afin de savoir jusqu’où je peux aller avec lui, je lui dis que Benoît s’est montré plus que gentil avec moi et très affectueux. Le sujet intéresse mon copain qui veux savoir jusqu’à quel point Benoît s’est montré affectueux. Quand je feins de ne pas comprendre de quoi il veut parler, il rougit de nouveau et ajoute d’un air embarrassé.
- Tu comprends ce que je veux dire. Il n’a pas attenté à ta pudeur ? Il n’a pas essayé de te toucher ? Il n’a pas voulu coucher avec toi.
Je réponds en souriant d’un air énigmatique puis en riant lorsqu’il pose sa dernière question.
- Si évidemment, nous avons couché ensemble puisqu’il n’y avait qu’un seul lit chez lui.
- Et alors, il ne s’est rien passé ?
- Ah, tu es vraiment trop curieux. Invite-moi à dormir avec toi pour voir ce qui pourrait se passer.
Guy rougit à nouveau. La conversation sur le sujet s’arrête là, Patrick étant de retour. Celui-ci s’assied en me faisant un clin d’œil et fait un large sourire au voisin qui vient aussi de regagner sa place.
- J’ai assez mangé. Tu peux prendre mon dessert, dit-il à Guy. J’ai un petit travail à faire, je vais vous laisser, vous avez certainement beaucoup de choses à vous raconter depuis le temps que vous ne vous êtes plus vus.
- Oui, c’est ça, comme tu veux, à tout à l’heure, lui répond Guy.
Il se lève en me faisant un nouveau clin d’œil. Je lui réponds par un sourire en regardant le voisin.
- Je te raconterai, me dit-il.
- Oui, vas-y. Bonne soirée.
Guy le regarde s’éloigner en me disant
- Tu vois, c’est ce que je te disais, il n’est pas clair ce gars.
- Ne t’inquiète pas, je sais ce qu’il doit faire.
- Quoi ?
- Il vaut peut-être mieux que tu ne le saches pas.
- Tu vois que ce n’est pas net tout ça et en plus, il est en train de t’embobiner dans ses combines.
Quand nous avons terminé le dessert, je demande l’addition mais le garçon me répond que je ne dois rien car tout a déjà été payé.

Il n’est pas loin de 22 heures lorsque nous quittons la table. Nous retournons à nos tentes pour prendre notre nécessaire de toilette et nos serviettes de bain, puis nous allons vers le bloc sanitaire. L’endroit est spacieux et propre, avec une rangée de 10 urinoirs face à 5 box WC. Les lavabos et les douches sont plus loin. Il n’y a que 4 cabines individuelles et, dans le fond du local, derrière un muret les douches collectives. Les trois premières douches étant occupées, nous nous faisons des politesses.
- Vas-y le premier.
- Non, vas-y toi, j’ai le temps.
- Je n’en ferai rien, à toi l’honneur.
Un homme entre dans le local, nous regarde faire nos salamalecs, entre dans la douche et ferme la porte derrière lui. Avec Guy, nous nous regardons médusés et éclatons de rire sans pouvoir nous arrêter. Quand la première cabine se libère, nous y entrons tous les deux, riant toujours aux éclats.
Nous nous déshabillons : la chemise, le short. Guy se met sous la douche avec son slip de bain. J’enlève le mien sans réfléchir. Guy s’arrête de rire, il me regarde, se gratte la tête en faisant une grimace, son sexe se tend sous son slip. Je bande. Il me regarde droit dans les yeux et enlève son slip de bain. Je m’approche face à lui sous le pommeau de la douche. Nos sexes se tendent, se frôlent, se touchent. Nos regards se croisent et s’interrogent mutuellement. J’ai envie de lui, il a envie de moi. Nous nous enlaçons, nos bouches se touchent, s’ouvrent, se donnent l’une à l’autre. Nous nous roulons un tendre et long patin. Nos corps sont au diapason l’un de l’autre. Nos sexes s’entrecroisent. Nous ne disons rien. Nous profitons de cet instant d’éternité.
- Ça fait tellement longtemps que j’en rêvais.
- C’est pour ça que je suis venu te rejoindre.
L’eau coule sur nos corps enlacés. Nous nous savonnons mutuellement, alternant caresses et baisers. Enlacés sous la douche, nos corps jouissent l’un sur l’autre, l’un de l’autre. Nous nous rinçons, nous séchons, nous rhabillons et rejoignons notre tente.
- Viens dormir avec moi, je n’ai pas envie que tu dormes avec l’autre.
- Tu es jaloux ?
- Oui.
- Je t’aime.
- Alors, viens.
Comment dire non à une telle invitation quand j’en ai rêvé pendant des mois ?
Il fait chaud à minuit sous le ciel du Midi. Nous nous couchons à poils l’un à côté de l’autre. Nous nous caressons, nous embrassons, nous enlaçons. Nous faisons l’amour, jouissons et nous endormons dans les bras l’un de l’autre.


Bonne semaine à tous !

2 commentaires:

  1. Superbe suite d'histoire, mais surtout magnifique illustration de cet épisode.
    La suite est prévue pour...
    Gros bisous depuis les bords du Léman
    Philippe

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    1. Heureux que cela te plaise, Philippe. La suite est prévue pour le lundi 21 et la fin pour le 28 août.
      Bonne journée aux bords du Léman et bisous depuis les forêts ardennaises bien peu estivales pour le moment.

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