mercredi 17 mai 2017

Journée internationale de lutte contre l'homophobie


 Vous n'ignorez certainement pas que le 17 mai est reconnu depuis 2005 comme Journée Internationale de Lutte contre l'Homophobie. Depuis 2015 cette journée est aussi étendue à la lutte contre la transphobie et porte donc le titre officiel de "Journée Internationale de Lutte contre l'Homophobie et la Transphobie. Cette année, France 2 s'associe à la célébration de cette journée en lui consacrant sa soirée avec tout d'abord un film dont nous avons déjà parlé dans notre rubrique "cinéma gay", suivi d'un débat et d'un documentaire.


Selon une opinion largement répandue dans les pays occidentaux, l’homosexualité serait aujourd’hui plus libre que jamais : partout présente et visible, dans la rue, dans les journaux, à la télévision, au cinéma, elle serait même tout à fait acceptée, ce dont témoignent apparemment, dans plusieurs pays, les récentes avancées législatives sur la reconnaissance des couples de même sexe. Certes, quelques ajustements demeurent nécessaires pour éradiquer les dernières discriminations, mais avec l’évolution des mentalités, ce ne serait en somme, selon certains, qu’une simple affaire de temps, le temps de faire aboutir un mouvement de fond lancé depuis plusieurs décennies déjà.

Pour l’observateur un peu plus attentif, la situation est globalement bien différente : et à vrai dire, le XXe siècle a sans doute été une des périodes les plus violemment homophobes de l’Histoire : déportation dans les camps de concentration sous le régime nazi, goulag en Union soviétique, chantages et persécutions aux Etats-Unis à l’époque de McCarthy... Evidemment, tout cela peut sembler loin. Mais bien souvent, les conditions d’existence dans le monde d’aujourd’hui restent très défavorables.

Dans quatre-vingts états au moins, les actes homosexuels sont condamnés par la loi (Algérie, Sénégal, Cameroun, Ethiopie, Liban, Jordanie, Arménie, Koweït, Porto Rico, Nicaragua, Bosnie...) ; dans plusieurs pays, cette condamnation peut aller au-delà de dix ans (Nigeria, Libye, Syrie, Inde, Malaisie, Cuba, Jamaïque...) ; parfois, la loi prévoit la détention à perpétuité (Guyana, Ouganda). Et dans une dizaine de nations, la peine de mort peut être effectivement appliquée (Afghanistan, Iran, Arabie Saoudite...). En Afrique, récemment, plusieurs présidents de la république ont brutalement réaffirmé leur volonté de lutter personnellement contre ce fléau selon eux " anti-africain ". Même dans d’autres pays où l’homosexualité ne relève pas du code pénal, les persécutions se multiplient. Au Brésil par exemple, les Escadrons de la mort et les skin heads sèment la terreur : 1960 meurtres homophobes ont pu être recensés officiellement entre 1980 et 2000. Dans ces conditions, il paraît difficile de penser que la "tolérance" gagne du terrain. Au contraire, dans la plupart de ces Etats, l’homophobie semble aujourd’hui plus violente qu’hier. La tendance n’est donc pas à l’amélioration générale, tant s’en faut.

C’est pourquoi nous proposons cette Journée Mondiale de Lutte Contre l’Homophobie. Elle a pour but d’articuler action et réflexion afin de lutter contre toutes les violences physiques, morales ou symboliques liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre. Elle entend susciter, soutenir et coordonner toutes initiatives contribuant à l’égalité entre les citoyens en la matière, de jure, mais aussi de facto, et cela dans tous les pays où cette démarche sera possible.

L’organisation d’une journée de lutte contre l’homophobie dans chaque pays permettra d’inscrire nos luttes dans une démarche de solidarité avec toutes les personnes lesbiennes, gaies, bi et trans (LGBT) du monde entier. Mais il s’agit aussi d’inscrire nos luttes dans une démarche plus globale de défense des droits humains. Depuis plusieurs décennies, dans le monde entier, de nombreuses actions ont été menées dans cette perspective, non sans succès d’ailleurs.

Nous nous situons dans cette lignée : nous voulons renforcer les expériences engagées, donner plus de visibilité aux tentatives futures et nous en appelons aux instances nationales et internationales afin qu’elles inscrivent cette Journée dans l’agenda officiel, à l’instar de la Journée Mondiale des Femmes ou de la Journée Mondiale de Lutte contre le Sida. La reconnaissance d’une telle Journée serait ainsi un engagement clair de la communauté internationale. Elle s’est mobilisée contre de nombreuses autres formes de discriminations et de violences sociales, mais pas encore sur ces sujets.






 Si vous ne l'avez pas vu lorsque nous l'avons proposé dans notre rubrique "Cinéma gay" du samedi 14 janvier dernier,  ne ratez pas le film "Baisers cachés" diffusé sur France 2 à 21h00.


A l'issue de la diffusion du téléfilm, soit vers 22:20 h, Julian Bugier prendra les commandes d'un débat en direct, "Homophobie : le combat continue". Le journaliste sera entouré de témoins, de jeunes homosexuels, de parents, de spécialistes, et de responsables des associations Le Refuge et SOS Homophobie. 


Après le débat, soit vers 23:35, France 2 proposera le film documentaire "Les invisibles" écrit et réalisé par Sébastien Lifshitz.


Ce film nous montre des hommes et des femmes, nés dans l'entre-deux-guerres. Ils n'ont aucun point commun sinon d'être homosexuels et d'avoir choisi de le vivre au grand jour, à une époque où la société rejetait l'homosexualité. Ils ont aimé, désiré, lutté, pour se faire reconnaître. Aujourd'hui, ils racontent ce que fut cette vie insoumise, partagée entre la volonté de rester des gens comme les autres et l'obligation de s'inventer une liberté pour s'épanouir.


Ce documentaire se trouve sur YouTube : voir ici




33 commentaires:

  1. la situation est bien meilleure aujourd'hui, mais reste encore du travail à faire, en Italie aussi!

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    1. La situation est meilleure chez nous mais il y a des pays dans lesquels on ne rigole pas du tout malheureusement. Et même dans un pays comme la France l'homophobie est en recrudescence depuis la loi sur le mariage pour tous.

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  2. Excellent le dessin de Faujour, c'est un argument, une répartie à utiliser lorsqu'on se fait insulter.

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  3. Vianney Colette17 mai 2017 à 18:48

    "Les homophobes c'est tous des pédés" !

    J'adore !

    Moi, j'ai fait une bonne partie de baise cet après-midi. Tant pis pour les homophobes.

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    1. Une bonne partie de baise ? C'est la meilleure façon de faire la nique aux homophobes :o)

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  4. Bonjour Damien , Bonjour Jean

    Comme vous le précisait si bien plusieurs pays hélas criminalisent encore officiellement aujourd'hui l'amour, pourtant librement consenti, entre adultes de même sexe

    En 2011 le Comité Idaho France dénonçait déjà les 7 états barbares qui condamnent les homosexuels à la peine capitale.

    Ils sont désormais 13 dans le monde en 2017 à assassiner légalement les personnes pour leur orientation sexuelle réelle ou supposée

    N'oublions pas le génocide actuel planifiait en Tchétchénie par Ramzane Kadyrov des camps de concentration ré ouverts pour éradiquer une partie de la population, qualifiée de " minorités " ou " contre nature ".

    C'est intolérable , car même l'ONU ne s'implique pas, ne sanctionne pas ce génocide est dramatique !

    https://www.stophomophobie.com/

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    1. En effet, Patrice, il n'y a pas lieu de pavoiser, bien au contraire et la situation en Tchétchénie est plus que préoccupante. C'est comme tu le dis un génocide contre lequel la communauté internationale réagit bien mollement.
      Bisous amicaux.

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  5. Je n'ai pas regardé, je travaillais et Philippe a regardé une autre chaine.

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    1. Je crois me souvenir que vous aviez déjà vu le film quant au documentaire, il est sur YouTube.

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  6. Salut les mecs

    L'homophobie est encore trop vive. Elle fait le plus mal quand elle vient de votre propre famille.
    Mon géniteur a découvert mon homosexualité quand j'avais 20 ans. Il m'a traité de sale pédé, de tarlouze et tutti quanti. Il m'a mis à la porte de la maison.
    Heureusement, j'avais un boulot et je gagnais ma croute. J'ai pris un appartement après avoir été hébergé par un ami pendant deux semaines.
    Ma mère venait m'y rendre visite alors que mon père lui avait interdit. Cela s'est bien passé pendant trois ans. Mais il s'en est rendu compte alors il a frappé ma mère. Quand je l'ai su, j'ai débarqué à la maison. Il m'a insulté et il a pris mon poing dans la gueule plusieurs fois. Il a porté plainte contre moi. Il a dit au flic que sa tarlouze de fils avait osé le frapper.
    Mais ma mère a porté plainte contre lui pour le fait qu'il la frappait aussi depuis qu'il savait qu'elle venait me voir chez moi malgré son interdiction.
    La plainte de mon père contre moi a du coup été classée sans suite mais pas celle de ma mère contre lui.
    Mes parents ont divorcé, nous n'avons plus aucun contact avec mon père. Si je le recroisais à nouveau et qu'il m'insultait encore, je me referais bien le plaisir de lui refaire encore le portrait.
    Tout comme à n'importe quel homophobe qui m'insulterait.

    Gabriel

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    1. Salut Gabriel. Heureusement que ta mère a porté plainte contre ton père parce qu'il la battait et qu'ainsi la plainte de ton père n'a pas été prise au sérieux.
      Sinon, c'est vrai qu'il vaut mieux montrer au casseurs de pédés qu'on n'a pas peur d'eux et qu'on a de quoi se défendre. Cela dit, quand on se retrouve tout seul contre tout un groupe, ce n'est pas évident de se défendre à moins d'être superman.

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  7. Sanguin Gabriel !

    Je te comprends. Je suis pas du genre à me laisser marcher sur les pieds moi non plus. Bien que d'éducation catholique, je ne tends jamais l'autre joue. A la place, je balance mes poings ou des coups de boules.
    J'ai fait un peu de boxe et des arts martiaux et je suis sportif en général. Je n'ai peur de personne. Pas même d'une bande d'homophobes.
    Je suis un mec avec un super mental. J'ai fait des stages de survie en milieu hostile. Je suis un peu baroudeur et assez résistant. Je suis un gaillard solide. Je ne me laisse pas impressionner par ces merdes d'homophobes.
    Je dis toujours ce que je pense et je suis ouvertement homosexuel. Si cela ne te plait pas, dégage de mon chemin avant que je ne t'écrase comme la vulgaire limace que tu es.

    Voilà, ce que je suis. Je sais que c'est facile à vivre et à dire pour moi et que tous les gays (ou LGBT en général) ne peuvent pas, pour manque d'assurances ou autres raison diverses, avoir un comportement comme le mien.

    Je me suis identifié en tant qu'homosexuel dès l'âge de 13 ans et je suis un gay très fier. Comme je suis très fier de n'avoir jamais eu de relation sexuelle avec le sexe opposé. Non pas que je déteste les femmes. D'ailleurs, j'ai de très bonne amies femmes et j'ai besoin d'être entouré de femmes.
    Ce que je veux dire, c'est qu'en tant qu'homosexuel, je n'ai jamais été attiré par les femmes pour le sexe. Et en tant qu'homo affirmé, j'en fait une fierté.

    Malheureusement, l'homophobie est encore présente. Pour encore un bon moment à mon avis.
    Pour qu'elle baisse, il faut la montrer partout. Au cinéma, à la télévision, dans la pub, dans les livres, dans la rue et autres. Sans vulgarité car c'est contre productif et personnellement, je n'aime pas la vulgarité dans quoi que ce soit (j'accepte la vulgarité verbale dans l'acte sexuel).
    Et surtout, il faudrait qu'un jour, nous les LGBT, on aille cassé la gueule à tous ces homophobes qui manifestent.

    Salut bonne journée

    Virgil

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    1. Salut Virgil.
      Je n'ai jamais été attaqué par par des homophobes et j'espère ne jamais l'être mais je penserai à toi le jour où j'aurai besoin d'un garde du corps car je vois que tu as du répondant.
      Bonne fin de semaine.

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    2. Très intéressants les commentaires de Gabriel et Virgil.
      Je serais curieux de connaitre vos âges messieurs.

      Quand à toi Virgil, avec tes stages en milieu hostile, tu pourrais faire "Koh Lanta" ou "The island" sans problèmes.
      Mais peut être es-tu militaire ? Sinon, qu'est-ce qui t'a donné envie de faire ce genre de stages ?

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    3. Salut Corentin, c'est Virgil

      C'est sympa ton idée de "Koh Lanta" ou "The island". J'en serais capable du point de vue performances sportives et survie sur le camp. Mais je crois que je détesterais les caméras.
      Tu n'es pas le seul à m'en avoir parlé. J'ai quelques amis qui ont essayé de m'en persuader. J'ai été tenté. Pour l'instant c'est non, comme je l'ai dit à cause des caméras. Je n'aime pas être centre d'attention (sauf quand un mec me drague).
      Si je changeais d'avis, ils seraient surpris de voir un mec comme moi, gay de surcroit.

      On est pas obligé d'être militaire pour faire des stages de survie. Il existe des organismes qui organisent des stages plus ou moins poussés et de durée variable pour le grand public. Il y a des grosses entreprises qui font organiser des stages de survie pour leurs employés afin de développer la cohérence en équipe. Cela pour améliorer les performances au travail. Je ne suis pas sûr que cela fonctionne quand c'est une chose imposée à des gens qui n'en ont rien à foutre de ce genre de stage.
      Sinon, non, je ne suis pas militaire.
      Je suis libraire. J'ai repris avec l'une de mes sœurs la librairie de nos parents. Cela me permet de m'organiser pour avoir du temps pour moi.

      J'aime le sport, surtout les sports individuels mais ceux en équipe aussi. J'ai toujours été un peu aventurier. Quand j'étais enfant je grimpais aux arbres comme personne. Ma mère hurlait parce qu'elle avait peur que je tombe.
      Elle a hurlait encore plus quand j'ai voulu faire de la boxe française. J'ai fait du judo, du karaté et du taekwondo. Mais aussi du tennis, de la natation, du foot, du rugby, de la varappe (escalade). Mon père m'a toujours soutenu y compris pour les sports de combats.
      Et puis, j'ai entendu parler de stages de survie. J'ai tout de suite voulu en être.
      J'ai fait le premier en Guyane, trois semaines. Une semaine de formation et deux de mises en situation. En groupe de cinq. C'était génial. Je me sentais à l'aise. J'ai donc voulu recommencer.
      J'en ai fait d'autres, en Amazonie brésilienne, en Laponie finlandaise, à Madagascar, au Gabon, au Vietnam et bien sûr en France. La dernière fois, il y a deux ans.

      Voilà, tu connais tout de moi. Sauf mon âge.
      J'ai 34 ans.

      Salut à toi
      Virgil

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    4. Salut Kalinours

      J'ai la carrure et le mental pour être ton garde du corps. Aucun problèmes !
      Merci à toi et ton blog est génial.

      Virgil

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    5. Eh bien, Virgil, ton parcours sportif m'impressionne. Ce n'est généralement pas ainsi qu'on imagine son libraire. On peut dire que toi, tu mets en pratique l'adage "un esprit sain dans un corps sain. Bravo. En plus, tous ces stages de survie t'ont fait découvrir des contrées sublimes.

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    6. Je te remercie Virgil pour tes réponses. C'est impressionnant comme dit Kalinours.

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    7. Salut

      Pourquoi un libraire ne pourrait-il pas être sportif ?
      Ce n'est pas incompatible.

      Je suis quelqu'un de complexe, peut-être, mais tu le dis toi-même, "un esprit sain dans un corps sain". C'est un bon résumé de ma petite personne.

      Mes parents sont des intellectuels, c'est à eux qu'appartenait la librairie auparavant. La culture sous toutes ses formes a toujours eu une grande place pour eux.
      Ils sont aussi des catholiques pratiquants. Ils ne sont pas enfermés dans une lecture rigide de la religion et dans les préceptes dictatorial papal.
      Ils sont ouverts aux débats et aux idées progressistes. Ils sont tolérants. Mon homosexualité n'a jamais été un drame. Ils s'en seraient passés volontiers mais ce n'a pas été dramatique.
      J'ai donc bénéficié d'une éducation ouverte et enrichissante sur les plans culturels et intellectuel.

      Mon père a une passion pour le sport dont j'ai hérité. Il ne m'a jamais forcé à quoi que se soit en matière de sport mais il m'a toujours soutenu. La boxe et les sports de combats ne sont pas ce qu'il préfère mais il ne m'en a jamais dissuadé.

      J'ai donc fait des études littéraires plus un peu de commerce. Quand il a fallu me choisir une profession, j'ai choisi celle de mes parents par facilité et parce c'est un milieu qui me correspond bien et qui me laisse des libertés.
      Quand mes parents ont pris leur retraite, une de mes sœurs et moi avons repris boutique.

      Ce que je suis aujourd'hui, je le dois à l'éducation de mes parents et à propre vision de la vie.
      J'ai pris très tôt conscience de mon homosexualité et il m'a paru évident que ma différence me poserait des difficultés. Alors comment remédier à ces difficultés ?
      En les balayant de son existence.
      Comment ?
      En prouvant que les différences entre un homosexuel et un autre mec sont inexistantes en dehors de la pratique sexuelle.
      J'ai toujours été le bon camarade, le rigolo de service, celui qui règle les conflits entre potes, celui qui temporise, celui qui est le plus sportif, celui avec qui on peut parler et avec qui on a pas honte d'être potes.
      Mon coming out c'est passé en douceur. J'étais encore au lycée. Personne, dans mes amis garçons et filles, ne m'a insulté.
      J'avais gagné mon pari de m'imposer comme j'étais. L'homophobie, j'y ai été confronté plus tard, à l'université ou dans mes premiers jobs (j'ai pas travaillé tout de suite avec mes parents).
      Cette homophobie n'étais pas toujours dirigé contre moi directement. Je m'en sentais tout de même concerné. J'ai parfois dû devenir méchant et me servir de mes poings.

      En même temps, cela m'a rendu encore plus fier d'être homosexuel. Comme je l'ai dit, aucun homophobe ne me fait peur.

      C'était quelques précisions qu'il me semblait nécessaire de donner.

      Salut

      Virgil

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    8. Non, Virgil, je n'ai pas dit que les libraires ne pouvaient pas être sportifs. Il ne manquerait plus que ça. Mais, je ne les imagine pas pratiquer des sports extrêmes au point où tu le fais, je les imagine plutôt le nez plongé dans leurs bouquins.
      Cela dit, l'ouverture d'esprit de tes parents ne m'étonne pas. Les livres sont une porte ouverte sur le monde et toute sa diversité. Ils sont un vecteur de la connaissance, un rempart contre l'ignorance, les préjugés et l'intolérance.
      J'ai souvent remarqué que lorsqu'on assume sont homosexualité sereinement et sans provocation inutile on a rarement des problèmes avec les homophobes. Je n'ai moi-même jamais été agressé et je n'ai jamais dû me servir de mes poings non plus. Heureusement, car je m'en serais certainement sorti moins bien que toi n'ayant jamais appris à me battre avec autre chose que des mots.
      Bonne semaine.

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    9. Vianney Colette22 mai 2017 à 14:52

      Je viens d'avoir une super idée !

      Nous pourrions commanditer Gabriel et Virgil pour aller casser la gueule à Poutine et Kadyrov. Genre commando mercenaire !
      Mieux encore ! Il pourrait aller les enlever et nous les emmener. Ensuite, tous les lecteurs du blog se relaieraient pour leur défoncer à sec leurs culs d'enculés et pour finir, nous pourrions les torturer. Briser quelques doigts, quelques orteils, crever leurs yeux, les chevilles, les rotules.
      Je suis persuader que nous passerions tous un moment extrêmement agréable et que nous aurions tous le meilleur orgasme de notre vie.
      Qu'en dites-vous ? ça vous fait pas bander ? Moi si !

      Virgil, tu ne serais pas le premier gay à faire Koh Lanta. Il y en a déjà eu sur des années précédentes (y compris des lesbiennes).
      Pas plus tard que l'an passé, un candidat était un gay policier belge.

      Je n'ai jamais encore était confronté à l'homophobie parce que c'est encore "récent" pour moi. Mais maintenant que je suce des bites et que je me fait mettre, je me sens concerné et solidaire. C'est normal, je crois.

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    10. Tu as de la chance de n'avoir jamais été confronté à l'homophobie.
      J'ai malheureusement connu ça très tôt. J'avais 15 ans quand mon oncle m'a surpris inopinément à la maison en train de sucer un mes copains. Il a regardé par la fenêtre. On a rien vu tellement on était occupé.
      Il a aussitôt prévenu mes parents qui étaient au travail. Quand mon paternel est arrivé, mon copain et moi avions fini de nous sucer et nous étions sagement en train de regarder la télé.
      Mon copain a été viré de la maison et j'ai pris une branlée dont je me souviens encore. J'ai nié mais devant les coups, j'ai avoué.
      Évidemment les parents de mon copain ont été averti de notre perversion. On m'a changé de lycée et foutu en pension chez les curés.
      J'ai jamais baisé autant qu'en pension.

      Dès que j'ai pu, à 18 ans, je suis parti de chez mes parents. J'ai rencontré un mec d'une cinquantaine d'année avec qui j'ai vécu dix ans. C'est lui qui a payé mes études. Je voulais devenir pilote.
      Je suis pilote. Chez Air France. Il y a beaucoup de gay chez Air France. Beaucoup de stewarts (pas tous) ou dans les personnels au sol mais il y en a quelques uns chez les pilotes. Je suis pas le seul.
      Je fais des longs courriers. Vers divers pays. Je baise donc international.

      Je me suis fais casser la gueule à deux reprises. Une fois à Miami par des homophobes alors que je draguais le long d'un front de mer. J'ai atterri à l'hôpital et je n'ai pas pu assuré mon vol retour. J'ai été arrêté un mois.

      La deuxième fois que je me suis fais casser la gueule, j'étais en vacances. C'était aussi aux USA, en Arizona. Ce ne sont pas des homophobes qui m'ont pété la gueule cette fois là mais trois gays américains avec qui je venais de partouzer.
      Ils étaient coutumiers du fait. Ils draguaient des gays étrangers ou américains non originaires de l'Arizona, ils baisaient avec eux et après ils les passaient à tabac pour ce faire donner le fric et le code de leurs cartes bancaires.

      Je fais beaucoup plus attention maintenant. Je sais pourtant me défendre mais devant plusieurs mecs qui déchainent leur violence, tu ne peux rien.

      Christian


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    11. Ton histoire ne m'est pas totalement inconnue, Christian, n'en avais-tu déjà pas témoigné par le passé ?
      A moins que je ne confonde avec un autre témoignage, ce qui est possible.

      C'est ton histoire d'agression par des homos qui me fait dire çà. Cela dit des homos malhonnêtes, çà court les rues et j'ai peut être entendu cela ailleurs.

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    12. Voilà une bonne idée, Vianney. Je ne suis pas pour les plans hard ni pour la torture mais des gens pareils je n'aurais aucun scrupule pourvu qu'ils ne s'en remettent pas de si tôt !

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    13. Bonjour, Christian, et merci pour ton témoignage. Tes parents ont eu une excellente idée de t'envoyer en pension chez les pères. Tu n'as pas perdu au change, comme je peux comprendre.
      Quand tu dis que tu as été arrêté 1 mois après ton agression à Miami, je suppose que tu parles d'arrêt de travail et non de prison.
      Se faire tabasser par des homos avec lesquels on a partouzé, et cela pour de l'argent, c'est la pire des choses. C'est vrai qu'il y a de la racaille partout et que malheureusement il y en a donc aussi parmi les homos. J'espère quand même que ça ne court pas les rues comme le dit Corentin.

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    14. Désolé Kalinours de répondre avec retard mais j'étais descendu quelques jours chez des amis. Je ne vais pas m'étaler car je dois aller me coucher. Demain, je dois assurer un vol d'une durée de neuf heures. Il faut que je sois en forme.

      Bien sûr que je ne suis pas allé en prison. Quoiqu'un hôpital américain, c'est presque pareil. Un mois, c'est la durée de mon arrêt de travail.
      Les gays qui m'ont agressé en Arizona n'en étaient pas à leur premier forfait. Ils avaient déjà opérer selon les mêmes modalités que pour moi à plusieurs reprises.
      Et je n'ai pas été le dernier. La bonne nouvelle, c'est qu'ils ont été arrêtés, jugés et emprisonnés pour plus de vingt ans.
      Ils étaient de bons coups. Deux bonnes heures de baise. J'aurais préféré que cela ne se termine comme cela s'est terminé.

      Je ne suis certainement pas le premier gay à subir une agression par d'autres gays.
      Le monde est rempli de malhonnêtes comme le fait remarquer Corentin. Gays ou non.

      Je n'avais pas témoigné sur ce blog avant Corentin. Si mon histoire te dit quelque chose, c'est que tu en as entendu une similaire à la mienne.

      Christian





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    15. Bonjour, Christian. Tu n'as pas à être désolé de répondre avec un peu de retard. C'est bien normal d'avoir d'autres activités que de venir en permanence sur un blog.
      Je suis heureux d'apprendre que tes agresseurs ont été finalement arrêtés et qu'ils en ont pris pour 20 ans. J'espère qu'ils y passeront souvent à la casserole en se faisant tabasser chaque fois après avoir été baisés tant par les gardes que par les autres détenus.

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  8. J'aime les témoignages de Gabriel, Christian et surtout Virgil.
    J'aime l'idée de Vianney de torturer Kadyrov et Poutine. Par contre, je ne n'aimerais pas les "enculer à sec" comme Vianney le propose. Il est hors de question que je mette ma queue là dedans.
    Je veux bien les défoncer avec un gros barreau de bois plein d'échardes par contre. Ou leur cramer la bite à l'acide.

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    1. Je rajouterais que je préfère être une tarlouze avec un cerveau qu'un hétéro abruti et sans cervelle.

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    2. J'adhère complètement à ton idée, François. Ne nous compromettons pas en mettant notre queue dans ces merdes-là. Donc d'accord pour les piquets de bois plein d'échardes et ceux de fer tout rouillés.

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  9. + 1

    Vive les rois de la pédale !

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    1. Merci pour le +1, KEV, et vive nous, soyons fiers de ce que nous sommes !

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