vendredi 10 mars 2017

Le jeune garçon initié par les soldats allemands (suite)


 A la fin de l'épisode précédent, on se demandait ce qu'il allait advenir de notre jeune garçon initié au sexe par les soldats allemands pendant l'occupation lorsque viendrait le moment tant attendu par les autres de la libération. Voici la réponse avec la suite de ce récit de L-J.


Si vous souhaitez lire ou relire l'histoire depuis le début, allez voir à la page du mercredi 8 février en cliquant ici !


Voici la suite de mon récit. Comme vous pourrez le constater, il est plus dramatique qu'érotique. J’espère que malgré tout il plaira, si oui une suite j'écrirai.
L-J.


La rentrée des classes 1943 fut pour moi bien différentes des précédentes. Je n’étais plus un enfant. L’été passé à côtoyer mes amants et  avoir débuté ma vie sexuelle m’avait rendu plus sûr de moi. J’avais beaucoup grandi et mon corps, quoique encore en mutation, s’était lui aussi beaucoup transformé. Je n’aimais pas particulièrement mon collège. Les cours, les jeux stupides de mes camarades ne m’intéressaient aucunement. En fait, la seule chose que j’appréciais était le sport, pour la dépense physique mais aussi du fait que nous nous changions tous les uns devant les autres. Ma libido était plutôt tournée vers les hommes plus âgés mais certains de mes camarades n’étaient pas désagréables à regarder et je ne me gênais pas de le faire. Je rentrais chaque jour par le car et hélas trop tard pour pouvoir espérer m’échapper à l’étang et peut être retrouvé Curt et ses camarades. Je devais donc me contenter de me masturber au minimum une fois chaque jour. Et puis, le village, qui à mon arrivée était plutôt calme, devenait de plus en plus agité. Les maquisards si j’ose dire sortaient du bois. Je me devais donc d’être de plus en plus prudent car je me doutais bien que cela devenait risqué d’être vu en train de pactiser avec l’ennemi, surtout que moi, en fait de pactiser, j’étais déjà un cran au-dessus. Certains villageois ne cachaient pas qu’une fois la guerre finie, les collaborateurs ou les salopes qui couchaient avec les boches devraient payer. Je ne doutais pas une seconde que le prix serait celui du sang.

Un soir que je rentrais du collège, je retrouvai mes grands-parents dans tous leurs états, mon fichu cousin avait pris le maquis. J’étais très étonné car il n’était pas particulièrement courageux. En fait, découvrant qu’il avait engrossé la servante, il s’était enfui. Là, je comprenais mieux. Mon grand-père renvoya purement et simplement la fille sans autre forme de procès. Je fus révolté par cette décision, mais qu’aurais-je  pu  faire du haut de mes quinze ans ? Très vite la ferme retrouva son calme quotidien, mais du fait du départ et de la servante et de mon satané cousin, je devais chaque soir  aider pour les travaux, ce qui eût vite fait de réduire à néant toutes mes envies d’évasion et de sexe. Mon grand-père n’avait jamais été un grand démonstratif et je savais que je n’avais rien à attendre de lui, ni du côté de ma grand-mère d’ailleurs. Cette situation dura jusqu’au début de l’année 44. Je n’étais pas retourné à l’étang depuis la fin de l’été,  ce qui pour moi à mon âge était une éternité. L’hiver venant, mon grand-père embaucha un garçon de ferme. Grand et bien bâti, Valentin ne parlait pratiquement jamais, c’était ce qu’on appelle un taiseux. Pourtant, dès l’instant où je l’aperçus, je ne pus plus détacher mes yeux de lui. Ses cheveux roux et sa peau laiteuse me firent un tel effet que je ne pouvais plus détacher mon regard de lui. Je rentrais chaque soir le cœur battant, espérant l’apercevoir en chemise en train de couper du bois. Avec ses muscles que l’on devinait fort bien sous la chemise, le garçon me semblait également fort bien pourvu au niveau de l’entrecuisse. Je mourais d’envie de le voir nu, découvrir son sexe roux, y goûter, faisait partie de mes fantasmes, et souvent le soir au fond de mon lit, je me donnais du plaisir en m’imaginant avec lui, mais sans grand espoir.

Au village, les allemands devenaient de plus en plus méfiants, ils avaient subi des attaques des résistants locaux et, en représailles, ils n’avaient pas hésités à prendre des otages parmi la population, ce qui bien évidemment me compliquait encore les choses. Le 06 juin 1944, le débarquement des alliés donna des ailes à la résistance mais du coup les allemands étaient eux aussi de plus en plus virulents. De ce que Curt m’avait expliqué, il n’avait rien d’un nazi, c’était juste un jeune homme qui n’avait pas eu d’autre choix que de suivre le mouvement. D’ailleurs aurait-il voulu faire autrement qu’il n’en aurait pas  eu le choix. Il m’avait expliqué une fois que des amis à lui qui n’avaient pas voulu faire partie des jeunesses Hitlériennes avaient été emprisonnés puis déportés. Pour l’adolescent que j’étais alors, tout cela était, je l’avoue, un peu confus. Je compris bien plus tard à la fin de cette foutue guerre ce qu’il avait voulu me dire. Toujours est-il que l’été débutant j’hésitais à aller à l’étang. Pourtant, les jours passants et ne voyant pas de changements  notoires malgré le débarquement, je me décidai par une fin d’après-midi bien chaude à m’y rendre. L’air était sec et l’ambiance électrique. Très vite en arrivant je me sentis mal à l’aise. Et puis, j’entendis des cris, des coups de feu et puis le silence, un silence de mort. J’accélérai le pas. Le spectacle qui s’offrit à moi à cet instant était une horreur. Un groupe de maquisards, dont mon cousin, avaient surpris Curt et un autre soldat. Quand j’arrivai, la seule chose que je vis fût Curt appuyé contre un arbre, son regard était vitreux, de sa bouche s’écoulait du sang rouge. Sans réfléchir, je me jetai sur lui, le pris dans mes bras, le berçai. Je pleurais, je criais… on m’attrapa. D’un coup sec, je me pris une gifle magistrale, un coup de crosse de fusil m’envoya au sol dans la boue. Là, ils me ruèrent de coups, j’étais à demi inconscient mais j’entends encore aujourd’hui la voix de mon cousin dire aux autres : « attendez ne le tuez pas, on va lui donner ce qu’il était venu cherchez. » Je sentis que l’on me retirait mon pantalon mais je n’avais plus de force pour me débattre. Allongé à terre, je fus violé je ne sais combien de fois, tour à tour, je fus pénétré brutalement, pendant qu’on me forçait, deux autres me tenait fermement, ils s’encourageaient mutuellement, certains bandaient mollement, d’autres, comme mon cousin, avaient visiblement moins de réticence à violer un garçon. Cela me sembla durer une éternité. J’étais comme anesthésié par la douleur et je finis par m’évanouir. Quand ils en eurent fini avec moi, j’entendis une voix du fond de mes nimbes dire : « on le laisse là, il n’a nulle part où aller, il crèvera de froid et les corbeaux se  chargeront bien de lui. » Quand je repris conscience, il faisait presque  nuit, j’avais froid, j’avais mal, j’ouvrai doucement les yeux, puis à la vue des deux cadavres, je vomis et retombai dans la boue. Mes larmes coulaient toujours. Soudain, j’entendis des pas et je me dis qu’ils revenaient pour m’achever. Quelqu’un s’approcha  de moi. Quand il posa sa main chaude sur moi, je tremblai mais j’entendis une voix douce me dire de ne pas avoir peur. Il me souleva et me prit dans ses bras puissants. Son corps était chaud et je me laissai porter. Très vite, je m’assoupis, totalement épuisé.

A mon réveil, j’étais seul, installé dans un petit lit. Il n’y avait aucun bruit, j’avais été dévêtu du peu de vêtement qu’il me restait et à la place j’avais une grande chemise qui  sentait bon la lessive. J’avais été lavé. Je frissonnais encore, non par le froid mais plutôt par la fièvre. Je retombai très vite dans un demi-sommeil. Ce fût le bruit qui me réveilla. Les yeux mi-clos, je regardai l’endroit où je me trouvais mais je ne reconnus rien. Et puis, je le vis s’approcher de moi et je fus rassuré de suite. En fait, mon sauveur n’était autre que Valentin. Il posa sa main sur mon front et me sourit. Il parla très doucement et me dit de ne pas avoir peur, qu’ici personne ne viendrait me chercher, que je ne risquais rien. Il me donna un peu à boire, une espèce de bouillon salé qui me fit du bien puis je me rendormis. Au petit matin, je me réveillai, je le cherchai du regard et je l’aperçus qui dormait au pied du lit, enveloppé dans une couverture. Je tentai de me lever mais mon corps me faisait mal de partout. Je dus faire du bruit car très vite, d’un bond, il se leva et était près de moi. Il me demanda comment j’allais et m’aida à me lever. Je fis quelques pas et lui dis que j’avais besoin d’uriner. Il me dit que les toilettes étaient dehors mais que je pouvais faire dans le pot de chambre qu’il avait posé près du lit, ce que je fis sans aucune gêne ni honte. Il était debout en caleçon long et maillot de corps en train de préparer du café, il m’apporta un bol et s’assis sur le lit pour m’aider à le boire. En quelques mots, il me raconta qu’à la ferme tout le monde me croyait mort et que mon cousin avait inventé toute une histoire à mon sujet, sur moi et mes rapports avec les allemands, mais qu’il n’avait bien sûr pas raconté ce qu’il m’avait fait subir. Connaissant mes grands-parents, je ne me fis aucune illusion sur un possible retour chez eux. De toute manière, ils devaient me prendre pour un perverti et je n’aurais pas la possibilité de me défendre. Ils m’avaient déjà jugé et condamné.

Valentin m’expliqua que les allemands avaient pris la tangente et que les américains n’étaient plus très loin, ce qui pour moi ne m’avançait pas plus que ça. Je ne voyais à vrai dire qu’une échappatoire, c’était de rentrer chez mes parents à Paris, mais pour ça, il me fallait des vêtements et de l’argent pour le train, si toutefois les trains dans cette période trouble était encore en état de marche. Valentin me dit qu’il fallait laisser passer du temps et que d’ici là il allait me ramener des vêtements, et qu’il m’aiderait pour partir. Puis il me laissa, je le vis aller dehors ôter son maillot de corps, se passer la tête sous l’eau, s’asperger, s’essuyer le visage et revenir vers la maison. En fait de maison, c’était juste un peu plus qu’une cabane où mon grand-père logeait ses employés. Valentin rentra en caleçon long et torse nu dans la pièce. J’osais un regard discret vers son torse musclé et parsemé de poils roux qui me semblaient drus mais je ne m’attardai pas par peur de le contrarier. Il ne me restait que lui pour m’aider et, même si mon sexe à cette vision eut l’outrecuidance de se dresser, je m’empressai de me dissimuler sous la couverture. Une fois totalement vêtu, Valentin me dit qu’il devait aller aux champs comme si de rien n’était et qu’il reviendrait probablement tard à la nuit tombé, qu’il ne fallait pas que je sorte de la cabane et que, si quelqu’un venait, je devais me cacher. Il me montra une trappe où je devais me glisser jusqu’à son retour. Comme j’ouvrais de grands yeux, il m’expliqua le plus directement possible que j’étais en danger, que les rancœurs s’étaient réveillées depuis le départs des allemands et que rien n’arrêtait les résistants de la dernière heure, qu’au village voisin ils n’avaient pas hésité à fusiller le maire sans autre forme de procès, qu’ils avaient tondus toutes les femmes suspectées d’avoir couché avec les boches, vrai ou pas d’ailleurs, et qu’il ne donnait pas cher de ma peau si je me faisait prendre par eux…


A suivre ...


 Je ne connais pas du tout la suite de l'histoire et j'ignore où L-J va nous conduire mais mon imagination perverse ne peut s'empêcher de penser que la relation entre le jeune garçon et Valentin ne va pas rester chaste très longtemps. C'est en tout cas ce que j'ai anticipé en choisissant cette série de photos de Bennett Anthony baisant Johnny Rapid. Pensez-vous que je me trompe ?


Vous aussi, vous pouvez participer à l'animation du blog en envoyant vos récits, qu'ils soient imaginaires ou basés sur des expériences vécues, l'essentiel étant qu'ils soient en rapport avec les thématiques de ce blog : fantasmes gays incestueux, relations sexuelles entre jeunes mecs et hommes plus âgés, ou tout simplement le plaisir du sexe entre mecs. N'hésitez donc pas à nous écrire en utilisant le formulaire de contact qui se trouve à droite. Merci de précisez dans votre message qu'il s'agit d'un récit à publier.


Bon week-end à tous ...


... que vos plaisirs soient gays juteux !



18 commentaires:

  1. OUI ! la suite sera intéressante !
    Merci pour ce récit !

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    1. Merci pour ton commentaire, Dezel. Voilà qui encourage L-J à nous préparer la suite !

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  2. hummmm j'ai hâte de lire la suite .Sam

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    1. Moi aussi, Sam. J'espère bien qu'on y verra le jeune héro baiser avec le beau Valentin :o)

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  3. Merci à l'auteur pour ce récit , même si celui-ci est tragique !

    Agréable week-end à Tous

    Amicales pensées

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    1. Merci, Patrice. Passe une bonne fin de week-end et une très agréable semaine !
      Bisous amicaux !

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  4. Merci pour vos commentaires la suite est en cours d'écriture et j'espère qu'elle sera moins tragique quoique

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    1. Un tout grand merci à toi, L-J. Nous espérons bien que ce sera moins tragique et que le jeune héro se montrera très coquin avec le gentil Valentin.

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  5. Ce rouquin est un magnifique beau mec.

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    1. Dans ce cas, je t'en prépare un autre du même style :o)

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    2. Oui, merci, j'ai vu çà. Que de la qualité photographique.

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    3. et de très beaux mecs aux sublimes toisons d'or.

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  6. fantastique roux! j'aime ton allure rouge!

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    1. Oui, Xeersex, et celui-ci aussi, tu peux le prendre !

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  7. Jean,
    Je viens de prendre le temps de lire la suite du conte de L-J, c'est vrai elle est triste mais pleine d'espoir, je dis merci d'avance à L-J pour la continuité. Merci à toi Jean d'avoir si bien illustré cet épisode, le rouquin est splendide et il doit faire tourner les têtes voire autre chose.
    Cordiaux messages à L-J et bisous à toi et à tous tes lecteurs
    Philippe sur les bords du Léman

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    1. En effet, Philippe, cette histoire est pleine d'espoirs et j'espère que ceux-ci ne seront pas déçus.
      Bonne journée sur les bords du Léman.

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  8. Vianney Colette13 mars 2017 à 17:35

    Encore un roux ! Je veux bien m'amuser avec eux !

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    1. Oui, Vianney, encore un roux. Comme tu vois, on ne boude pas son plaisir :o)

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