samedi 14 janvier 2017

Baisers cachés


 Dans la rubrique cinéma gay, je vous propose ce week-end un téléfilm français que vous avez peut-être vu - ou pas - l'an dernier sur la Une (RTBF), RTS Un, l'une des chaînes de France Télévision ou TV5 Monde.


"Baisers cachés" a été réalisé en 2015 par Didier Bivel sur un scénario et des dialogues de Jérôme Larcher. Produit par Lizland films en partenariat avec le CNC, France Télévision et TV5 Monde, il a été diffusé sur la Une de la RTBF le 25 février 2016 à 16h00 et le 28 aoùt 2016 à 20h15 sur RTS Un. J'ignore quand il a été diffusé en France.


Nathan, 16 ans, vit seul et en parfaite entente avec son père Stéphane. Nouveau venu au lycée, il est invité à une soirée. Il flashe sur un garçon de sa classe, Louis. Ils s’embrassent à l’ombre des regards. Pourtant une photo est prise de leur baiser et s’affiche sur Facebook. Stéphane découvre ainsi l’homosexualité de Nathan et se détourne de lui. Nathan devient le souffre douleur des lycéens, puis est passé à tabac par les garçons de sa classe. Stéphane se remet alors vraiment en question et essaie d’aider son fils. Pour Nathan, le pire est que Louis a fait partie de ses bourreaux. Louis s’affiche avec une fille et refuse d’admettre son homosexualité. Bientôt, c’est lui qui va être en danger, car ses parents découvrant la préférence sexuelle de leur fils, décident de le remettre dans le « droit chemin ».


Un magnifique film  sur l'outing et l'homophobie avec Patrick Timsit, Barbara Schultz, Bruno Putzulu, Catherine Jacob, dans lequel vous pourrez apprécier les prestations des jeunes acteurs Bérenger Anceaux (Nathan) et Jules Houplain (Louis).


Ce téléfilm a reçu le Prix de la critique lors du 18e Festival des créations télévisuelles de Luchon en 2016.


Voici maintenant quelques baisers tellement bien cachés que vous n'avez pas pu les voir dans le téléfilm 😉












Bon week-end !

23 commentaires:

  1. Les photos sont belles. Quant au film, je ne le regarderai pas ce soir. Demain sans doute.
    Cela me fait un peu peur. Je vois qu'il y a Patrick Timsit dans ce film. Et Patrick Timsit je le déteste viscéralement depuis le film "Pédale douce" qui fait partie des plus grandes nullités cinématographiques qu'il m'ait été donné de voir.

    Je pense quand même que je passerai outre ce gros inconvénient et que je regarderai le film avec Philippe.

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    1. Ce film n'a absolument rien à voir avec "Pédale douce", tu peux me croire. Même s'il est en tête d'affiche, Patrick Timsit n'est pas l'acteur principal, c'est le jeune Bérenger Anceaux qui porte tout le film sur ses épaules. Je pense que le film aborde la question de manière assez juste, avec une catherine Jacob en prof lesbienne qui ne veut pas se mouiller parce qu'elle en a trop bavé quand elle était ado, le jeune Jules Houtplain en homo refoulé et détestable d'hypocrisie mais pour lequel on finit par comprendre qu'il a de sérieuses circonstances atténuantes, mais je n'en dis pas plus, à vous de le découvrir dans le film.

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  2. pas du tempis piur voir le film, mais evidemment j'adore les bisous! J'en suis fou!!!
    merci pour les baisers enrichis par le sperme!

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    1. Dommage, tu rates quelque chose car ici on n'est pas dans le récit imaginaire ni dans les fantasmes, mais dans la réalité de ce que peuvent vivre de jeunes gays.
      Les bisous spermatiques sont pour toi.

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  3. Hello Kalinours,
    Ce film est merveilleusement interprété, plein de sensibilité et de pudeur, mais sans sensiblerie. J'ai aimé, c'est plein de vérité. De plus les photos que tu as choisies sont magnifiques, merci. Bon w-e et gros bisous depuis les bords du Léman sous 15cm de neige et il en tombe encore, c'est féérique.
    Philippe

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    1. Bonjour, Philippe.
      Merci pour ton message et ton avis sur ce film qui, à mon avis, mérite bien le prix qu'il a reçu à Luchon. Ici aussi nous sommes sous la neige qui continue à tomber et nous condamne à rester chez nous.
      Passe un bon week-end blanc. Bisous.

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  4. Ce film m'a beaucoup ému et il est joué avec justesse et délicatesse .Les deux jeunes acteurs sont vrais et attachants .Il met en relief le mal vivre de leur amour contrarié et/ou refoulé .La fin se termine par une note d'espoir de voir ces jeunes gens libres de leur sentiment et de leur entourage qui rejette leur sacro sainte morale bien pensante .

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    1. Bonjour Jean-Didier et merci pour ton avis sur ce film où l'on peut voir que les parents ne réagissent pas tous de la même manière face à l'homosexualité de leur enfant. Si le père de Nathan prend assez rapidement le parti de son fils, celui de Louis est beaucoup plus dur à cuire. Quoi qu'il en soit, je pense que des parents dignes de ce nom finissent toujours par accepter car leur amour est finalement plus fort que les préjugés.

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  5. Watched that trailer on YT... Interesting.
    Loving the photos, as always!!! ^_^

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    1. The complete film is also on YouTube with English subtitles : https://www.youtube.com/watch?v=EjglLvUajLw

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  6. J'ai regardé votre film et il m'a énormément plût. Il montre bien qu'iles t difficile de faire son coming out à un jeune âge.
    Le coming out n'est jamais facile à faire même avec des parents compréhensifs surtout à cet âge là.

    J'ai fait le mien à l'âge de douze ans. Je vous laisse imaginer la tête de mes parents à cette annonce à laquelle il faut rajouter les sarcasmes de ma soeur ainée qui avait seize ans à ce moment là et qui n'arrêtait de se moquer de moi. Cela lui a passé depuis heureusement pour moi. A l'époque elle pensait que je disais cela pour me faire remarquer.

    J'ai eu droit à trois séances chez le pédopsychiatre qui en a conclu que je n'avais pas besoin de séances supplémentaires. J'étais homo et je le savais déjà, il n'y avait rien d'autre à en dire.
    Mes parents ont accepté la situation en me faisant promettre de ne pas en parler à l'école ou au reste de la famille avant quelques années pour m'éviter les problèmes. C'est ce que j'ai fait.

    Je considère que j'ai eu beaucoup de chance. J'ai vingt-huit ans actuellement et je suis très équilibré.

    Avant que vous ne posiez la question, lorsque j'ai fait mon coming out, je n'avais pas encore de rapports sexuels. Tout juste avais-je mis ma main dans le slip d'un gamin de mon âge pour le caresser et il m'avait fait la même chose. Pas plus.
    Mais je savais déjà ce que j'étais. Je pense que c'est une chance.

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    1. Bonsoir Timothée et merci pour ton témoignage. Si nous avons reçu plusieurs témoignages d'hommes qui disent avoir découvert (ou redécouvert) leur homosexualité sur le tard, après avoir été marié et avoir eu des enfants, je pense qu'il y a aussi beaucoup d'homos comme toi qui savent très tôt ce qu'ils sont, même si c'est parfois un peu confus. En tout cas, pour toi c'était déjà bien clair. Je crois aussi que tes parents ont eu raison de te dire de ne pas en parler tant que ce n'était pas nécessaire. Je suppose que les sarcasmes de ta sœur t'ont convaincu de suivre leur conseil.

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    2. J'ai toujours pensé que peu importe l'âge ou le moment où on fait son coming out. Il est surtout important d'être préparé aux conséquences d'un tel acte pour mieux les affronter.
      Pour ma part, j'ai attendu d'avoir 34 ans. Je m'installais alors dans un nouveau départ de vie en devenant totalement indépendant professionnellement puisque je venais de créer mon entreprise dans le commerce (je vends des produits équitables). J'avais un nouvel appartement que j'avais acheté avec mes propres deniers.
      J'étais fier de moi et je m'acceptais mieux en tant qu'homo. Je me voyais plus fort.

      Je n'avais pas encore trouvé l'amour mais je ne désespérais pas. Malgré tout, j'ai pensé qu'il était temps de dire la vérité et ne plus laisser espérer mes parents et mon entourage familial ou amical de me voir en couple avec une femme.
      J'avais jugé le pour et le contre. J'avais réfléchi et analysé à qui cela poserait problèmes et qui de mon entourage me laisserait de côté après avoir dit la vérité.
      Mais je l'ai fait quand même.
      Pour la plupart des gens, je ne m'étais pas trompé. Ceux que je pensais qu'ils me laisseraient tombés (famille ou amis) l'ont fait. J'ai aussi quelques surprises agréables et d'autres moins agréables. Par exemple, mon meilleur ami n'a plus voulu être mon ami et cela, je ne l'avais pas vu venir. A l'inverse, le frère de ma mère (un oncle donc), que je prenais pour un homophobe convaincu, a été super avec moi.

      J'avais donc 34 ans (41 ans aujourd'hui), c'est pourquoi je reste impressionné qu'on puisse faire son coming out à l'âge de 12 ans comme Timothée. Il faut être très lucide de soi même pour cela.
      Et très courageux !

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    3. C'est certains, c'est très courageux de la part de Timothée. Ou alors totalement inconscient. Mais cela ne semble pas être le cas de Timothée.
      Nous n'étions pas dans sa tête à cette époque pour savoir.

      Quant à toi, Ret, tu as fait ton coming out à l'âge adulte mais au moment que tu as choisi, celui qui était alors le plus opportun. C'est bien, c'est comme cela qu'il faut faire. Si j'ai bien compris, tu te savais gay depuis déjà très longtemps avant ton coming out. C'est certainement un avantage.

      Moi qui ais découvert mon homosexualité à plus de 50 ans après deux mariages hétéro ratés, je ne savais pas du tout comment faire ce coming out à mes parents et à ma fille. Pour mon fils, aucun problème, il est gay et déjà en couple et c'est aussi grâce à lui et son compagnon (mon gendre) que je me suis découvert. Cela m'a aussi aidé. Il n'en reste pas moins que dire cela à mon père a été ma grosse hantise.
      Et puis c'est fait. Mes parents et ma fille aiment beaucoup Lionel (mon mari), tout comme ils aiment beaucoup Stéphane, le compagnon de mon fils.

      Je reconnais que nous pouvons nous considérer comme privilégiés.

      Je rajouterais que le coming out à mes relations amicales m'a fait beaucoup moins peur. Je voyais cela comme l'occasion de faire le tri. En fait, j'en ai eu très peu à faire.

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    4. Bonjour R-ET et François. Je suis tout à fait d'accord avec toi, R-ET, quand tu dis qu'il est surtout important d'être bien préparé avant de faire son coming out, bien en mesurer les conséquences au niveau familial, professionnel et social afin de pouvoir y faire face. Je n'ai pas fait le mien beaucoup plus tôt que toi, je n'en voyais pas l'intérêt. Je ne l'ai fait qu'au moment où je me suis mis en couple. Je n'ai fait aucune déclaration, j'ai simplement mis tout le monde devant le fait accompli, laissant à chacun la liberté de penser ce qu'ils voulaient. Les plus naïfs pouvaient penser que j'étais en colocation avec un copain pour partager les frais mais la plupart des gens ont rapidement compris quelle était la nature de notre relation. On ne va pas partout, et surtout pas en famille, avec un simple coloc. Pour le reste, j'ai toujours pensé que je n'avais pas à me justifier sur ma vie privée, et encore moins sur ma vie affective et sexuelle. Et, pour ceux qui n'auraient pas voulu accueillir mes compagnons, j'ai toujours considérer que c'était leur droit et que le mien était de ne plus aller chez eux. Autant dire que mes compagnons ont toujours été bien accueillis dans ma famille.
      En ce qui concerne Timothée, c'est peut-être plus simple de faire son coming out à ses parents dès le plus jeune âge ; on ne se pose pas trop de questions, il y a sans doute, comme tu le dis François, une grand part d'inconscience. Mais je pense que Timothée devait quand même avoir conscience que ses parents étaient suffisamment ouverts pour entendre cette confidence. Il n'a sans doute jamais entendu de propos homophobe au sein de sa famille sinon il n'aurait sans doute jamais pu faire ce coming out si tôt. La relation de confiance entre les parents et les enfants me semblent primordiale à ce niveau-là. En même temps, je comprends que les parents lui ont recommandé d'attendre avant d'en parler aux autres. C'était leur rôle de le protéger, conscients qu'ils étaient des problèmes que cela aurait pu poser.
      C'est vrai, François, que le coming out permet de faire le tri entre les amis et les faux-amis.

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  7. Bonjour !
    Merci pour ce partage !
    Merci, surtout de mettre le lien direct pour visionner ce film !
    Ce film est magnifique !

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    1. C'est avec plaisir que j'ai fait ce partage. Quand il y a sur YouTube une version intégrable du film, je n'hésite jamais à la mettre dans l'article. Ce n'est malheureusement pas toujours le cas.

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    2. Nous avons regardé le film samedi après midi et nous l'avons trouvé super.
      Les deux jeunes sont beaux et très bons acteurs. J'ai particulièrement bien aimé trouver l'acteur Nicolas Carpentier (celui des pubs Renault) car je le trouve très beau mec avec du charme en plus. Catherine Jacob était très bien comme d'habitude.
      Bruno Putzulu en père ne supportant pas l'homosexualité de son fils était parfait.

      Mais ma plus grande surprise c'est Patrick Timsit. Je le détestais depuis "Pédales douces" et je dois dire qu'il est remonté dans mon estime. Je l'ai trouvé extrêmement bien dans son rôle dans ce film là.
      J'espère qu'il ne jouera plus jamais des rôles aussi nuls et aussi caricaturaux que dans "Pédales douces".

      Rien à voir :
      j'ai beaucoup aimé le témoignage de Timothée

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    3. Je me doutais bien que ce téléfilm allait te réconcilier avec Patrick Timsit. C'est un acteur qui joue ce qu'on lui fait jouer et j'ignore qui choisit ses rôles, si c'est lui ou son agent mais je peux te dire que je n'aime pas moi non plus tout ce qu'il fait.

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    4. Nous avons regardé le film hier soir avec Lionel. Un très bon film gay que je recommande à ceux qui ne l'ont pas encore vu. Ce film est joué avec justesse par chacun des acteurs.

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    5. Je suis heureux de voir que ce film a été largement apprécié.

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  8. C'est bien ça de passer ou proposer des films gays. Je regarderai ce film plus tard avec plaisir. Je crois cependant l'avoir déjà vu.

    Je n'ai jamais fait de coming out. Pas besoin, je n'ai jamais caché quoi que ce soit. Ma famille a toujours sû que je suis bisexuel sans avoir à le dire moi même. C'est naturel et sans jamais de questions.
    Aux amis non gay ou bi, je ne dis rien non plus, j'attends qu'ils le découvrent tout seul ou qu'ils me posent la question. Mais je me cache pas.

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    1. C'est exactement comme moi. Je n'ai jamais rien dit mais jamais rien caché de mes fréquentations.

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