lundi 29 août 2016

D-76, le moniteur de voile révélateur de jeunes garçons


 Pour bien commencer cette dernière semaine d'août, Stephan nous emmène pour un stage de voile très spécial sur la grande bleue...


D 76

Révéler : verbe transitif du bas-latin "revelare", du latin classique "velare", voiler
– Faire connaître à quelqu'un ou rendre public ce qui était secret.– Manifester par des signes indubitables ce qui n'était pas immédiatement perceptible.– Faire connaître quelqu'un, le faire découvrir comme quelqu'un de talentueux.– Transformer l'image photographique latente en image visible.
Synonymes : afficher, affirmer, apprendre, confesser, confier, découvrir, dénuder, développer, dévêtir, dévoiler, enseigner, éveiller, évoquer, exhiber, exposer, faire voir, initier, instruire, libérer, montrer, prouver, s'ouvrir, sentir...


Été 2014

  • Tourne-toi. Penche-toi à présent... encore un peu. C'est bien. Écarte tes fesses avec tes mains. Voilà... regarde-moi par-dessus ton épaule, maintenant...

Sur la plage, nu à la limite de l'eau, le garçon dévoila sans pudeur, au fond de sa raie lisse et bronzée, son anus dont les lèvres étaient encore un peu gonflées par les pénétrations récentes. Moites, elles luisaient légèrement au soleil, leur teinte rose attestant du plaisir pris, leur frémissement, par instants, indiquant l'attente de celui à venir. Ce ne serait sans doute pas une grande photo d'Art, mais Paul savait qu'il aurait plaisir à revoir ainsi offert, cet hiver, le jeune garçon qu'il avait baisé tant de fois durant l'été. Non loin d'eux, malgré l'heure matinale, des baigneurs courageux que la fraîcheur de l'eau ne décourageait pas, entraient ou sortaient des vagues, des joggeurs passaient au petit trot, laissant l'empreinte profonde de leurs pieds nus sur le sable mouillé, parmi les coquillages. Il appuya sur le déclic.

Paul était passionné par la photographie. Son appareil, ancien et qui lui venait de son père, était un appareil photo traditionnel. La photographie digitale, les appareils numériques ne le séduisaient en rien. Ce que Paul aimait, c'était la photographie " comme autrefois ", argentique comme cela s'appelle. Il développait lui-même ses clichés, y prenant grand plaisir, réalisant à l'occasion de fort beaux tirages noir et blanc. Plus encore que prendre des photos, c'était cela qui lui plaisait, ce processus du développement, cette magie chimique de la révélation de l'image, dans la pénombre de la pièce noire qu'éclairait seulement une faible ampoule rouge. Les bacs emplis des produits aux formules mystérieuses où, comme par enchantement, apparaît lentement l'image. Les carrés de papier photographique que l'on suspend à un fil. Les développateurs, les révélateurs qui, ajoutés à de l'eau, juste de l'eau et un peu de doigté, offraient à l'œil le cadeau de ces beautés mouillées, lisses, brillantes. Les jeunes garçons, nus et superbes, se révélaient sur les photographies de Paul.
Souvent, il se disait : voilà, c'est cela... c'est ce que je suis. Un révélateur. Je révèle ces garçons à eux-mêmes, à leurs désirs, à leur plaisir. En manière de plaisanterie, pour lui seul - Paul était un solitaire - il se surnommait parfois D-76. Cela sonnait bien, c'était mystérieux comme le nom de code d'un Agent Secret. Pourquoi D-76 ? Parce que D-76 est le nom de l'un des plus célèbres révélateurs chimiques photographiques sur le marché depuis fort longtemps, l'un des plus utilisés aussi, le fameux Kodak D-76. Paul était D-76, le Grand Révélateur. De beauté, de plaisir.

  • Tu vas m'enculer, encore ?
  • Je ne sais pas. On verra. Allez, saute dans le bateau... !
  • T'as envie... je vois bien que t'as envie. T'es tout dur. Moi aussi, j'ai envie, regarde...
  • Saute dans le bateau, je te dis !

Révélateur n'étant pas une profession reconnue par l'Administration Fiscale, pas davantage que Agent Secret, Paul était moniteur de voile. Il avait longtemps mis son amour de la navigation et son expérience au service d'une école de voile un peu plus loin sur la côte mais, depuis plusieurs années à présent, Paul enseignait l'art de la navigation et quelques autres choses pour son propre compte, du printemps jusqu'aux derniers beaux jours de l'été. S'il gagnait fort peu d'argent, cela lui permettait en revanche de donner libre cours à son autre passion. Révéler les jeunes garçons.

L'appareil vénérable soigneusement rangé dans un sac étanche et l'embarcation poussée sur les vagues, ils n'avaient pas quitté le rivage depuis cinq minutes que, à bord du petit dériveur que Paul utilisait pour donner ses leçons aux adolescents, le gamin était déjà agenouillé entre ses cuisses, appliqué à prendre la queue raide et massive dans sa bouche, faisant glisser avec délice le gland gonflé entre ses lèvres mouillées, le caressant de sa langue, engageant le membre entier jusqu'en sa gorge, son nez court et parsemé de taches de rousseur enfoui dans la courte toison du pubis, écrasé sur le bas-ventre. Les joues creusées, montant et descendant sur le sexe qui emplissait sa bouche entière, il inclinait habilement la tête, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre. Une main sous les bourses lourdes et pleines, il s'aidait de l'autre pour donner du plaisir à l'homme tout du long de sa tige épaisse et luisante de salive au soleil, lorsqu'il la laissait échapper de ses lèvres. Paul manquait éjaculer chaque fois que le gamin plongeait à nouveau avidement sur son membre. Le garçon, en dépit de son jeune âge, suçait à la perfection et Paul, déjà, mouillait abondamment dans sa bouche tiède et douce.
On était le dernier jour du mois de Juillet. Les vacances se terminaient pour l'adolescent, qui allait rentrer à Paris avec ses parents dès le lendemain. Sans doute se disait-il qu'il n'aurait peut-être pas de sitôt l'occasion de sucer une telle queue, d'où l'ardeur qu'il mettait à satisfaire le beau et fort bien membré moniteur de voile. Le mois s'achevait, donc. Le garçon avait abandonné à Paul sa virginité et avait reçu en retour, en sa bouche comme en son anus, quantité de la semence abondante de l'homme. Tous d'eux, Paul et le garçon, s'étaient trouvés fort satisfaits de la transaction qui s'était répétée presque chaque jour, le mois durant.

Sous les coups de reins de l'homme, le garçon, à quelques mètres à peine du rivage, prenait tant de plaisir, s'agitait si fort que Paul, souvent, avait craint qu'il ne fit chavirer le minuscule dériveur. Paul, de ses doigts et de sa langue, l'avait ouvert patiemment, avec habileté, comme il savait le faire et à présent, il le baisait, encore et encore et malgré ses exhortations à plus de discrétion, il ne faisait aucun doute que les cris et les exclamations de plaisir du gamin étaient entendus jusque sur la plage, des baigneurs les plus aventureux en tout cas. Par mer calme, lorsqu'il y a peu de vent, le son porte loin et sans difficulté à la surface de l'eau. À lui confié vierge et sans expérience par des parents naïfs au début de la saison, Paul avait, une fois encore, révélé à lui-même un autre petit démon. Le gamin ne rêvait plus que de se faire enculer.

  • Je vais jouir... recule-toi, je vais jouir... je jouis !

Le garçon se recula, mais un instant à peine. Juste assez pour recevoir les premiers jets épais et chauds sur ses joues, son front puis, le nez et les lèvres maculées de semence, il plongea à nouveau sur la queue vibrante et reçut le reste de la copieuse éjaculation dans sa bouche. Paul, ses doigts dans les boucles blondes et mouillées du gamin, attira son visage à son ventre, engageant son sexe tout entier en lui. Les jeunes lèvres distendues peinaient à atteindre la base large du membre, au-dessus des bourses. Paul le maintint un instant encore ainsi, se répandant dans sa bouche, puis il le laissa aller. Divin. Le garçon, hors d'haleine, remonta comme un plongeur qui reprend son souffle et souriant, il montra le fruit de ses efforts sur sa langue. Il lui fallait encore apprendre à mieux respirer par le nez mais, déjà, il savait fort bien avaler. Il avala donc, recueillant d'un doigt gourmand qu'il suçait ensuite le sperme répandu sur son visage. Comme il allait rendre les hommes heureux...

Paul n'avait aucun mal, la saison durant, à trouver ses élèves. Trois lignes dans une feuille de chou locale y pourvoyaient sans difficulté. Elles étaient ainsi rédigées : "Cours particuliers de voile par moniteur expérimenté, pour adolescents 12 à 16 ans. Plage des Roches, Route des Pins. Autorisation parentale indispensable". Pour qui savait lire entre les lignes, le message était clair. Un homme, un jeune garçon sur un bateau, seuls. De plus, l'emplacement le signalait sans équivoque - la Plage des Roches était une plage naturiste fort connue de l'endroit - ce serait donc un homme et un garçon nus sur le bateau. Enfin et peut-être surtout, la dernière ligne l'imposait, il faudrait l'accord, le consentement du père. Il n'y avait rien que Paul n'aimât comme ces hommes qui lui amenaient ainsi leur fils, le confiaient à ses mains, à ses attentions, à son savoir-faire.

Car, autant que Paul aimât à révéler les jeunes garçons tant aux plaisirs de la voile - cela comptait, quoiqu'on en dise - qu'à ceux de l'amour, à leurs propres désirs, il aimait à les révéler aussi à leur père. Les révéler au désir de leur père et pareillement, révéler à ceux-ci leur désir de leur jeune fils. Latent, en sommeil encore mais si souvent bien présent. Cela demandait cependant un travail de sélection préalable. Paul refusait évidemment les filles, prétextant poliment un emploi du temps déjà plein. Il privilégiait les garçons qui lui plaisaient bien sûr, mais aussi ceux qui lui étaient ainsi amenés par leur père. Un père qui offrait ainsi son jeune fils nu aux bras d'un homme vigoureux, athlétique, musclé, c'était une partie qui s'engageait sous les meilleurs auspices. Paul pouvait espérer, la chance et son habileté aidant, lui rendre à son tour au terme du stage son fils prêt, ouvert à l'amour de son père et tout désireux de satisfaire les désirs que le moniteur expérimenté mentionné par l'annonce aurait alors éveillé en eux. En chacun d'eux.

Tout ne se passait pas toujours aussi idéalement bien entendu et même si Paul avait tenu chaque été dans ses bras forts maints adolescents superbes, lisses, bronzés et nus qui s'étaient abandonnés à ses mains caressantes, courbant l'échine sous son plaisir avec bonne grâce toujours et bien souvent avec enthousiasme, tous ne lui étaient pas livrés par ce père parfait que recherchait Paul, celui qui n'attendait lui aussi que d'être révélé à lui-même. Cela se produisait néanmoins parfois et, l'une des occasions les plus mémorables qu'il ait été donné au moniteur de voile de connaitre, fut sans conteste Ronan, que son père et l'annonce lui offrirent par un beau matin clair du mois d'Août.


Paul était occupé à tirer au rivage l'un des petits dériveurs lorsqu'il aperçut un véhicule qui s'immobilisait à l'extrémité du chemin menant à la plage à travers les dunes, au risque de s'ensabler. Bien trop loin, pensa Paul : encore un Parisien. En descendirent un homme et un jeune garçon qui s'avancèrent vers lui. Paul le solitaire était un prédateur et à ce titre, il avait l'œil exercé. Il savait voir, déceler à l'instant les signes qui ne trompent pas. Même à cette distance, il vit tout. L'homme et l'adolescent si ressemblants, vêtus sinon de manière parfaitement identique, du moins de semblable façon, l'ample bermuda et le polo qu'ils arboraient tous deux peut-être même de provenance similaire et qui trahissaient tant la volonté du père d'imprimer sa marque à son fils, que celle du garçon à émuler son père, s'identifier à lui. La main protectrice, affectueuse que l'homme plaçait sur l'épaule de son fils qu'il tenait contre lui tout en progressant avec difficulté sur le sable. Le geste tout paternel avec lequel il débarrassa le garçon de ses sandales afin de l'y aider, ses mains caressant ses mollets bronzés et lisses. Tout cela hurlait aux oreilles de Paul.

Parvenus tous deux à lui, l'homme tendit la main, se présenta, présenta son fils. Il avait vu l'annonce, Ronan aimait tant la mer, voulait apprendre à naviguer, il avait pensé que... Voilà. Le regard de l'homme, mais aussi celui de l'adolescent sous les mèches brunes qui retombaient jusqu'à ses yeux clairs, parcouraient à la dérobée le corps nu, puissant et bronzé du moniteur. Ronan, c'était manifeste, tentait de fixer son regard en tout autre endroit que la virilité lourde, évidente de Paul dont la toison brune qui ornait son torse puissant descendait jusqu'à son sexe épais où ses bourses lourdes montraient avec audace le soin qu'il mettait à les tenir lisses et rasées. La conversation s'engagea. Chaque fois que l'homme mentionnait son fils, sa main caressait légèrement sa tête, ses doigts jouant avec les cheveux en désordre. Sa fierté était manifeste et bien compréhensible : l'adolescent aux traits réguliers, agréables, était éclatant, magnifique de santé, de beauté juvénile. Il y avait en lui, en son visage, quelque chose d'infiniment troublant. Sa bouche conservait la plénitude, la rondeur de l'enfance, mais l'innocence qu'elle évoquait était aussitôt désavouée par les yeux vifs où brûlaient on ne savait quels désirs sous les cils bruns. Paul les entraîna tous deux vers la guérite sommaire de planches peintes en blanc, là-haut sur la dune, qu'il avait construit de ses mains et qui constituait le siège social de son activité, pour ainsi dire.

L'intérieur de la cabane où flottait une odeur de goudron et de peinture et qui ne comportait qu'une pièce était tout aussi sommaire. Hormis quantités de cordages, voiles et autres matériel de navigation, elle n'offrait pour tout mobilier qu'une table à la peinture écaillée qui tenait lieu à Paul de bureau et un lit rudimentaire où il lui arrivait de dormir. Paul aimait y demeurer allongé de longues heures. Il aimait le bruit des vagues, la nuit. Il aimait aussi, le jour, à y coucher l'un ou l'autre de ses élèves et le lit en désordre, avec son oreiller écrasé, son jeté de lit coloré, un paréo Hawaïen en réalité et qui révélait la marque des corps, créait une note étrangement érotique dans la pièce nue. Au mur, parmi des cartes maritimes et autres règlements de navigation, une photographie en noir et blanc que Paul avait prise quelques années plus tôt attirait le regard. L'adolescent que l'on y voyait, allongé sur le sable, les cheveux mouillés et qui fixait l'objectif, était splendide. Il était entièrement nu et bronzé, sa peau ne montrant aucune trace claire, pas même à son sexe étonnamment glabre et la pose était certes impudique, mais n'était-ce pas une plage naturiste ? Surtout, ses yeux, sa bouche ne pouvaient laisser indifférent. Il avait le regard du garçon qui vient de prendre son plaisir. Ou qui l'attend. Ou qui brûle d'en donner. Ou le tout ensemble. Ses lèvres entrouvertes semblaient offertes. Prêtes à tout, tendre baiser ou fellation profonde. L'homme s'enquit :

  • Un de vos élèves, peut-être ?
  • Oui, il y a quelques années. L'un de mes préférés, des plus doués. Il s'est engagé dans la Marine Nationale. Un stage ici, cela... suscite des vocations, comme vous voyez !
  • C'est étrange. Il... il vous ressemble un peu. Un instant j'ai cru que...
  • C'était mon fils ? J'en aurais été heureux et fier !

Le regard de Paul allait de Ronan à son père, pour revenir à l'adolescent. Le trouble, dans la guérite exiguë maintenue dans l'ombre fraîche encore à cette heure par les stores baissés, était palpable, le moniteur nu et splendide allant et venant sous les yeux de l'homme et de son fils. Paul en jouissait intensément. Il était de ceux qui ne dénient en rien au naturisme sa dimension érotique, exhibitionniste. Comme à l'accoutumée, il fit signer à l'homme le document par lequel celui-ci confiait son fils aux bons soins et offices du moniteur durant les leçons pour la durée du stage, un autre document concernant les assurances, aussi. La somme demandée fut réglée, que Paul enferma dans la boite métallique rouillée qui lui tenait lieu de caisse enregistreuse et tous trois redescendirent jusqu'au rivage, Ronan cheminant entre son père et Paul dont c'était à présent la grande main qui reposait sur son épaule.

  • Tu vas te mouiller, comme çà...

Ronan restait immobile. C'est son père qui s'avança. D'un geste doux, presque tendre, il souleva le polo aux hanches de l'adolescent, le fit passer par-dessus sa tête, tandis que celui-ci levait docilement les bras. S'agenouillant, il défit la ceinture du bermuda qui tomba aux pieds du garçon, sur le sable mouillé. Ronan en appui sur l'épaule de son père, leva un pied, puis l'autre, se dégageant du vêtement avec une grâce enfantine. Il ne semblait manifeste ni au père, ni à son fils que l'adolescent était certes en âge de s'acquitter seul de cette tâche, tant l'homme s'en chargeait avec un naturel parfait, tant le garçon s'y prêtait avec aisance. Cela, ce père qui dévêtait son fils avec des gestes si tendres, n'échappa en rien au moniteur. Le slip de bain bleu vif et dont le cordon blanc dénoué pendait devant était à la fois le plus adorable et le plus réduit que Paul eut jamais vu, rien d'autre qu'un étroit trait horizontal et lumineux qui barrait son corps hâlé en son milieu. De chaque côté, à ses hanches, la bande blanche qui l'ornait était faite d'une étoffe si fine que l'on devinait la peau brune du garçon au travers.

  • Je connais la plage, je sais que c'est... enfin, je la connais. J'y venais souvent, il y a quelques années. Mais Ronan ne connait pas le naturisme...
  • Il y a... il y a un début à tout.

Ce fut la seule platitude qui vint à l'esprit de Paul, subjugué par la contemplation du jeune garçon. Ronan avait passé les pouces dans son maillot de bain et avec quelques difficultés tant il était étroit, le faisait à présent glisser le long de ses cuisses, de ses mollets. Nu, l'adolescent était somptueux, d'une beauté à couper le souffle. Entièrement lisse et vierge de toute pilosité, son corps parfait s'offrait aux yeux des deux hommes. Sa peau mate et sans défaut, bien que l'on soit en début de saison, était déjà brunie, montrant une légère, si réduite marque plus claire à ses hanches qui rendait sa nudité plus désirable encore. Ses bourses, bien que petites, étaient si rondes qu'elles semblaient forcer son jeune sexe lisse à se tenir à l'horizontale et chacun des gestes du garçon le mettait en mouvement, libre à présent. En maints endroits de son corps, à son visage même, on voyait scintiller au soleil du matin de minuscules grains de sables qui pailletaient sa peau cuivrée. Paul sentit un frisson parcourir son propre membre. Il se saisit prestement du minuscule slip de bain que l'adolescent tenait encore à la main, tiède et doux.

  • Je te le rendrai après la leçon.

Dans une eau peu profonde, en un espace balisé à cette intention par des bouées rouges et blanches qui dansaient sur les vagues, auprès du petit dériveur et sous les yeux attentifs de son père, Paul expliqua quelques rudiments à Ronan qui écoutait avec application. Il lui enseigna quelques termes de navigation qu'il énonça pour lui, ses yeux dans ceux du garçon. Il lui montra comment attacher son gilet de sauvetage, ses doigts frôlant les petits seins de l'adolescent qui durcissaient déjà. Le vêtement de plastique, orange et fluorescent, rendait plus érotique encore la nudité de Ronan. Puis, passant son bras autour de sa taille mince, Paul l'aida à prendre pied sur le dériveur qui se balançait doucement. Il lui fallut tous ses efforts pour ne pas laisser glisser sa main au long du dos, jusqu'aux fesses rondes, pour ne pas l'engager entre les cuisses longues et lisses qui s'ouvraient dans l'écart que prenait Ronan pour embarquer, révélant son entrejambe, son périnée gonflé, désirable. Son anus lisse, même, apparut un bref instant. Paul sentait son désir se concentrer entre ses cuisses, où son membre, déjà, devenait plus volumineux, se balançait plus lourdement entre ses cuisses à chaque instant.

  • Tu sauras hisser la voile ?
  • Oui. Non... Je... je ne sais pas...

Paul montra le cordage à détacher, indiqua la poulie qu'il fallait mettre en action. Ronan tirait de toute sa force mais peinait à lever la voile mouillée et lourde. Paul embarqua à son tour et derrière lui, enserrant le corps entier du garçon dans ses bras, il plaça ses mains sur les siennes et tira avec lui, accompagnant son geste. Son corps puissant épousait celui de l'adolescent qui, dans l'effort qu'il faisait, se cambrait et venait appuyer ses fesses sur le sexe de Paul qui ne se recula pas. Sous les regards de son père, son membre qui s'épaississait de minute en minute se caressant à ses reins, Paul se pressa plus étroitement encore contre le garçon. La chaleur de son corps, la douceur de sa peau fine et lisse lui faisaient tourner la tête sous le soleil qui montait. Ronan respirait fort, son cœur battait vite, il semblait à Paul qu'il pouvait l'entendre, le sentir, tout comme il pouvait sentir le trouble du jeune garçon. Le parfum de ses cheveux bruns, exalté par l'eau de mer, était enivrant. Il fallut à Paul tout son courage pour ne pas enfouir son visage dans les mèches en bataille mais il était cependant si proche que Ronan, sûrement, pouvait sentir son souffle chaud dans son cou. La voile fut hissée enfin, le cordage qui amarrait l'embarcation détaché en hâte et celle-ci s'élança sous la brise qui se levait, tandis que Paul n'avait que le temps de se saisir de la barre, son bras assurant toujours l'équilibre du bel adolescent.

  • Je vous le ramène dans deux heures. Si ce n'est pas encore un marin confirmé, du moins aura-t-il pris quelque expérience... !

De l'expérience, Ronan en acquit. Rapidement. Le trouble que suscitait en lui le corps aussi proche à chaque instant du beau et impudique moniteur ne pouvait être caché. Son jeune sexe se dressait, fier, droit, vertical, collé à son ventre lisse et plat. Le gland, superbement dessiné, se découvrait de lui-même entièrement aussitôt que le jeune garçon était en émoi. Ronan rougit la première fois de se voir aussi irrépressiblement exposé, puis il en fut fier. Il ne se dérobait pas aux grandes mains caressantes et chaudes de Paul, dont les callosités sur sa peau si douce ne le faisaient que frémir davantage. À tout moment, dans les démonstrations qu'il lui faisait, Paul frôlait, étreignait le corps nu et chaud de Ronan qui s'abandonnait dans ses bras, qui ne se refusait pas au contact de son sexe viril dressé, dur, épais. Au retour, alors que le rivage était en vue et que, déjà, ils pouvaient apercevoir son père sur le sable, à l'abri de la voile, Paul releva la mèche trempée au front de l'adolescent et posa ses lèvres sur celles du garçon qui s'ouvrirent à son baiser, tremblant de tous ses membres, s'alanguissant dans ses bras, acceptant la langue chaude et épaisse qui jouait avec la sienne fine et inexpérimentée. Le goût de la salive, le parfum de l'haleine fraîche de l'adolescent agissaient tels de puissants aphrodisiaques, fouettant le sang de Paul. Son érection n'avait pas entièrement disparu lorsqu'ils prirent pied sur le rivage, pas plus que celle de Ronan, ce ne put échapper à son père.

Si Paul, comme promis, rendit à son élève son slip de bain, il constata non sans plaisir que, dès le lendemain, Ronan était nu sous son bermuda lorsque son père, à nouveau, l'aida à s'en défaire sur le rivage. Au troisième jour, celui-ci se dévêtit aussi et un peu embarrassé, annonça son intention de s'aller promener sur la plage tandis que le moniteur et son élève seraient en mer, peut-être de se baigner. Nu, il était tout aussi plaisant à voir que son fils et la similitude de leurs morphologies était frappante. On pouvait à le regarder deviner l'homme que serait plus tard Ronan et cela n'avait rien de désagréable, vraiment. Sportif visiblement, bien bâti quoique sans la puissance que Paul devait à son intense activité physique tout au long de l'année, il était aussi doté d'un sexe de belle taille. Son fils parut étonné. Il expliqua par la suite à Paul que, s'il lui était arrivé souvent de voir son père nu à la maison, c'était la première fois qu'il le contemplait ainsi au soleil et que cela lui avait semblé... beau, bien, puisque eux-mêmes étaient nus. L'homme attira son fils à lui pour un baiser avant de le confier à Paul, à qui cela sembla une évidence : il amènerait le garçon à son père, il révélerait à celui-ci son propre désir pour son fils. Les deux étaient faits pour s'accoupler.

À bord, l'enseignement prodigué à Ronan progressait rapidement. Il s'accoutumait à manœuvrer le dériveur, ce dont il s'acquittait avec aisance à présent. La même aisance que celle avec laquelle il prenait son moniteur dans sa bouche innocente quelques jours plus tôt, courbé entre ses cuisses en une posture qui avait tout de l'adoration. Peinant encore à s'approprier l'entièreté du membre énorme, il savait cependant déjà s'aider adroitement de ses mains dans son geste. La bouche emplie, il levait vers Paul des yeux où celui-ci lisait l'admiration, la reconnaissance, le désir. Devant la confiance, l'abandon que lui manifestait le bel adolescent, Paul s'en était un peu voulu, au début, de le presser de ses ardeurs : à peine s'ils étaient à quelques encablures du rivage, que Paul l'attirait à lui, engageait son sexe entre ses lèvres, se laissait sucer avec bonheur par Ronan. Mais aussi, il n'avait que quatre petites semaines pour atteindre le but qu'il s'était fixé, révéler le beau Ronan à ses propres désirs, mais aussi à ceux de son père, latents mais bien présents en tous deux, il le sentait avec toute l'expérience qui était la sienne. Il fallait avancer vite, donc. Le sexe de Paul vibrant en ses deux mains, Ronan en reçut la première éjaculation sur son torse lisse, bien dessiné déjà et qu'ornaient les petits mamelons bruns et charnus. Au retour, masturbant Paul à nouveau, il se laissa atteindre par les jets copieux et chauds au visage, qu'il rinça ensuite à l'eau de mer en riant. Avait-il aimé cela ? Oui, oui beaucoup. À la fin de la semaine, il suçait longuement, parfaitement et il arrivait au moniteur de ne se retirer à regret de la bouche du garçon qu'en abordant au rivage où il prenait pied auprès de son père qui les attendait, le gland découvert et luisant encore de la salive de son fils. Le parfum de son sexe, de sa semence à sa bouche ne pouvait échapper à son père lorsque celui-ci recevait le baiser de son fils, au retour.

  • Tu ne l'as jamais fait, n'est-ce pas ?
  • Non.
  • Tu as envie ?
  • Oui...

Ce fut dit dans un souffle. Le désir de Ronan le consumait déjà sans relâche, se révélant chaque jour davantage à lui-même l'emportant chaque jour un peu plus. L'effet D-76, son moniteur le savait. Le garçon aimait les hommes. Il était fait pour eux, pour leur amour, leur attention. Son jeune corps en avait intensément besoin, le réclamait en chaque geste, chaque attitude. Paul avait immobilisé la barre, le dériveur bercé mollement par la faible houle. Il avait allongé le garçon sur l'un des bancs et ses cuisses ouvertes à lui sans pudeur, il caressait l'anus doux et lisse d'un doigt toujours plus audacieux. Ronan gémissait, cambré, la tête rejetée en arrière, les yeux clos. En appui sur ses coudes, il s'avançait avidement vers Paul, s'offrant à ses attouchements. Son jeune sexe raidi palpitait contre son ventre, avide d'attention lui aussi. Paul glissa sa grande main sous les reins du garçon, le souleva légèrement, l'amenant à lui sans effort et s'inclinant, il posa les lèvres sur l'anus humide et tiède de Ronan, sa langue en caressant les contours, s'engageant déjà dans sa douceur, sa chaleur, son parfum de jeune garçon. Il faisait aller sa tête doucement de droite et de gauche entre les cuisses ouvertes, s'introduisant toujours plus loin, faisant gémir Ronan toujours plus fort au contact du poil dur à son menton, à ses joues et qui échauffait la peau tendre de l'entrejambe. Dieu qu'il était sensible : il était déjà trempé, Paul en sentait la saveur sur sa langue qui le pénétrait de façon toujours plus insistante, plus obscène. Il s'avança, chercha la bouche de Ronan qui la lui offrit les yeux clos, goûtant son propre parfum aux lèvres de l'homme. Paul, sans trop d'effort, engagea alors son majeur dans l'anus qui s'ouvrait pour lui, qui l'acceptait déjà. Se donnant, Ronan n'attendait que d'être pris. La caresse intime, profonde, dura longtemps. Le doigt épais, habile, ne tarda pas à le faire jouir : Ronan connut son premier orgasme anal, suivi d'un autre, puis d'autres encore qui, bien que dépourvus de toute éjaculation, le secouèrent violemment de la tête aux pieds, son corps entier tendu à se rompre, frissonnant au soleil brûlant aussi fort que s'il eut froid. Du gland de Paul s'échappait sans discontinuer un liquide clair, brillant, abondant.

  • Je voudrais te prendre...
  • Oui, oui...
  • Tu aimerais çà, être pris ?
  • Oui, prends-moi s'il te plait...
  • Mais ce n'est pas à moi de le faire le premier. C'est à ton père.
  • Papa ... ?

Ronan se redressa, surpris, désappointé aussi de voir s'interrompre la caresse qui le faisait si bien jouir encore et encore. Il fallut expliquer. Ronan ne trouvait-il pas son père beau ? Si, bien sûr. Ne le désirait-il pas ? Il n'y avait jamais songé. Jamais ? Si, parfois, en réalité. À quoi avait-il pensé, alors ? À son sexe, au sexe de son père. Le prendre dans sa bouche. Comme il le faisait pour son moniteur ? Oui, oui. Paul expliqua que c'était là le désir naturel de tous les jeunes garçons. Que sa bouche était faite pour cela, y accueillir celui qui l'avait fait, lui donner du plaisir, son plaisir d'homme. De père. Recueillir la semence paternelle, boire celui qui l'avait fait. Savait-il que son père le désirait aussi ? Non. Vraiment ? Il l'avait bien espéré, sous la douche avec lui, jouant, luttant avec lui. Avait-il senti alors le désir de son père ? Il ne savait trop. Paul dit que c'était là aussi chose naturelle, que tous les pères désirent leur fils autant qu'ils l'aiment. Il dit que tous les jeunes garçons appartiennent à leur père et que, de cette manière, en les prenant, ceux-ci font leurs garçons plus encore leurs fils, qu'ils en deviennent plus encore le père. Ils appartiendront à d'autres hommes ensuite, mais ils appartiennent d'abord à leur père. Il dit aussi que personne n'était mieux à même de satisfaire un jeune garçon que son père. Ronan parut ravi, s'abandonna à nouveau. C'était son père, expliqua doucement Paul, qui le premier introduirait son sexe dans son anus, lui donnerait son premier vrai plaisir, bien plus fort encore. Qui le prendrait. Qui prendrait ce qui était à lui, de droit. Qui le baiserait, lui, son fils. C'était ainsi que ce devait être. Mais le moniteur ne l'avait-il pas fait jouir de ses doigts, caressant l'intérieur de son anus jusqu'à lui faire perdre le souffle ? Ce n'était que pour l'ouvrir, pour révéler le garçon au plaisir, à ses désirs profonds, intimes. Le préparer à recevoir son père. Échauffé, surexcité, l'adolescent tentait d'amener le visage de Paul à son entrejambe, voulait sa bouche, lui demandait le retour de la caresse qu'il lui prodiguait lui-même chaque jour désormais. Paul s'y refusa doucement : cela aussi était dû à son père. C'est son père qui le premier, le sucerait, le ferait jouir entre ses lèvres, sur sa langue. Mais Paul ne se laissait-il pas sucer, ne se répandait-il pas dans sa bouche ? Ce n'était que pour l'accoutumer à la queue des hommes, à leur semence, à rendre sa bouche, ses lèvres, sa langue adroites à satisfaire son géniteur, quand il viendrait en lui. Bientôt, son jeune sexe produirait sa semence pour la première fois et cela était dû à son père, seulement à lui. Ronan gémit encore puis, magie de son jeune âge, il jouit une autre fois, puis une autre encore sous les doigts habiles. Paul, habité par le sentiment d'être un héros, un parangon d'abnégation et de devoir, obtint ce qu'il désirait.

  • C'est bon ? Tu jouis ?
  • Oui, oui...
  • Dis-le !
  • Je jouis... je jouis... !
  • Dis-le. Dis-le...
  • Papa !

Tout semblait progresser comme il fallait et c'était fort heureux car la saison s'avançait. Il restait encore à Paul à amener ce père à son fils, à les unir tous deux. L'homme semblait plus proche de son fils qu'il ne l'avait jamais été et cela ravissait Paul, le Grand Révélateur. D-76. Nu chaque jour désormais, il attendait au bord de l'eau le retour des navigateurs et ce n'était que félicitations et encouragements pour son fils, baisers et caresses prodigués au bel adolescent, sans que l'on eut pu croire qu'ils s'étaient quittés quelques heures plus tôt seulement. Paul n'était jamais assez remercié par l'homme pour son enseignement, aussi. Un jour, glissant un regard à Paul qui lui sourit, le garçon que son père tenait dans ses bras, les bras noués autour de la nuque paternelle, posa ses lèvres sur la bouche de celui-ci, les tenant là en un long baiser, chaste encore mais appuyé que l'homme ne refusa pas. Sous les yeux de Paul, les mains de l'homme glissèrent au long du dos, vinrent s'immobiliser sur les fesses rondes de son fils, caressantes, enveloppantes, le soleil brûlant déjà de la matinée attisant leur désir à tous deux, manifeste. Bientôt, ils feraient l'amour, c'était certain. Ce serait beau et si naturel. Tout allait bien. Jusqu'à ce que...

Si le beau Ronan occupait beaucoup Paul, suscitait beaucoup son désir, faisait s'éveiller en lui beaucoup de sensations inconnues de lui jusqu'alors, il continuait cependant de donner ses leçons à d'autres élèves. À leur prodiguer ses attentions, aussi. Paul était un homme puissant et la proximité de ces adolescents nus sur le petit dériveur ne le laissaient jamais en repos. Tant parmi eux, d'ailleurs, le désiraient et le lui montraient si bien, si fort. Paul ne résistait pas, leur donnait ce qu'ils attendaient, ce dont ils avaient besoin, tous. Son désir ne faiblissait jamais et en baiser un ne lui donnait que plus envie de prendre le suivant. La Nature l'avait fait ainsi, intensément apte à satisfaire les jeunes garçons, inlassablement désireux de le faire. Pourtant, Ronan était différent, même si le moniteur n'aurait su dire en quoi exactement. Un matin alors que, la leçon achevée et les désirs de chacun satisfaits, il regagnait la plage avec un jeune garçon blond de ses élèves, il aperçut Ronan et son père qui, sans doute en avance, l'attendaient au bord de l'eau. Le garçon, nu et joyeux, sauta dans l'eau peu profonde, se débarrassa prestement de son gilet de sauvetage puis, en manière d'au-revoir à son moniteur, se jeta au cou de celui-ci, s'accrochant à sa nuque, enserrant sa taille de ses jambes, pressant ses lèvres aux siennes. Paul, en un geste instinctif, retint d'une main le garçon sous ses cuisses. D'entre les fesses du garçon blond s'écoulait un filet de semence, manifeste trop-plein de la jouissance de Paul en lui quelques minutes plus tôt. Il rit, se dégagea et s'enfuit en courant sur la plage, sa leçon achevée, ses désirs comblés, heureux et plein de Paul, sa marque liquide et chaude entre ses cuisses, que tous pouvaient apercevoir.

Ronan blêmit. Il tourna vivement les talons puis, tandis que son père stupéfait tentait de le retenir, nu, il s'élança en une course folle, regagnant les dunes, la voiture de son père où il s'enferma. L'homme partit à sa suite au pas de course, Paul suivant à quelque distances, mortifié. Quel con. Il avait tout gâché. Alors que tout allait si bien, qu'il était si près d'aboutir. Pourquoi ne pouvait-il jamais tenir sa queue devant les fesses d'un jeune garçon ? Ronan, buté, la mine sombre, les cheveux sur ses yeux, les genoux enserrés dans ses bras, ne voulait pas ouvrir, ne voulait rien entendre, rien savoir. Il finit pourtant par céder aux prières de son père, Paul ne soufflant mot quant à lui. Ronan pleurait. Il n'aimait plus la voile, il n'aimait plus la mer, il ne voulait plus apprendre à naviguer. Paul, surtout, entendit ce que l'adolescent ne disait pas et en fut, à sa grande surprise, mortellement blessé. Ronan ne l'aimait plus, lui. On ramena pourtant de mauvais gré le garçon à la guérite dans les dunes, où Paul - il venait de le proposer malgré les protestations du père - rembourserait les leçons non prises. Là, sous les yeux incrédules de son père, la fureur de Ronan se déchaîna.

  • Tu l'as bien pris, lui ? Tu l'as bien baisé, lui ? Pourquoi lui ? Pourquoi pas moi ?
  • Ronan... toi, ce n'est pas pareil...

L'adolescent nu se jeta sur lui, le rouant de coups en aveugle. On ne pouvait plus le tenir. Il ruait, distribuant coups de pieds, coups de poings, atteignant Paul partout où il le pouvait, pleurant, furieux. Paul acceptait sa fureur, recevait ses coups qui ne le blessaient pas, sans chercher à s'en protéger et tandis que son père tentait de le maîtriser. Ronan martelait son torse puissant de ses poings serrés, n'occasionnant aucune peine et Paul le regretta : il avait mérité, il aurait voulu que le garçon le blessât à son tour. La beauté de la chose, cet adolescent qui déversait sur lui sa fureur enfantine, libérant sa colère mais aussi son désir insatisfait, trahissant son attachement, ce père et ce fils nus étroitement enlacés dans leur lutte, la violence sauvage et juvénile de l'un, les efforts de l'autre pour l'apaiser, le désir si violent de Ronan, la tendresse si manifeste de son père pour le garçon... tout cela sauta soudain aux yeux de Paul. On eut dit quelque scène mythologique, quelque tragédie antique qui se jouait sous ses yeux. Son sexe, en quelques instants, prit son ampleur, se dressa, tandis que Ronan, soudain, s'immobilisait dans les bras de son père. Celui-ci le libéra de son étreinte. L'adolescent était en érection lui aussi, le sexe dressé, son extrémité découverte, plaqué à son ventre. À la grande surprise de Paul, il révéla en se dégageant une autre érection non moins évidente, non moins violente, non moins belle, celle de son père. Il s'élança mais Paul le retint au bout de ses bras tendus, le forçant doucement à reculer, le faisant pivoter sur lui-même. Il le rendit à son père.

  • Prends-le. Il est à toi. C'est ton fils. Il en a besoin, tu le vois bien. Je l'ai révélé à lui-même, pour toi. Prends-le.

Tout se déroula alors naturellement, comme ce que cela était, une chose qui devait être, depuis toujours. Ronan jeta un regard à Paul qui ne fut pas sûr de savoir y lire tout ce que le garçon y disait, puis il alla au lit rudimentaire de Paul dans la guérite où il s'allongea sans mot dire sur le paréo coloré, son corps brun splendide sur les couleurs vives de l'étoffe, zébré des rais de lumière qui filtraient au travers des stores baissés. Son père vint à lui. Sous les yeux du moniteur, il fut tendre, doux, aimant, attentionné. Comme s'il les avait toujours connus, comme s'il avait toujours su qu'elles viendraient ce qui était sans doute vrai, d'instinct, il prodigua ses caresses incestueuses à son fils qui se donnait. Quand il vint entre ses cuisses, sa main caressant la raie lisse offerte et humide, ses doigts déjà au jeune anus, il sembla s'étonner de trouver son fils si ouvert, mouillé, prêt, si plein de désir. Par-dessus son épaule, il jeta un regard à Paul toujours immobile, lui sourit, puis son sexe à la main, le gland gonflé et luisant à l'entrée de l'adolescent, il s'enfonça lentement en Ronan qui gémissait, appelait son père. Son corps souple, lisse et cuivré, tout rayé de soleil, semblait celui de quelque jeune fauve.

Ce qui devait être fut donc et Paul en était heureux. Il n'en éprouvait pas de jalousie bien que, il se l'avouait comme il l'avait avoué au garçon... Ronan, ce n'était pas pareil. L'homme baisa son fils longtemps. Il était, dans l'amour, tout ce qu'un fils peut désirer de son père, patient, fougueux, tendre, amoureux et cela seul disait combien il avait désiré longtemps le garçon. C'était si manifestement ce qu'il avait toujours voulu et cela venait de lui être révélé par le moniteur, après que cela eut été révélé à l'adolescent lui-même. Ronan s'abandonnait. Il jouit, puis jouit encore sous les coups de reins vigoureux de son père qui semblait vouloir rattraper tout ce temps perdu. Son fils l'exhortait, le suppliait mais l'homme, malgré son désir, semblait maître de lui-même. Il tint ainsi le garçon sous lui un long moment. Il mit son fils à la peine, mais ce joug paternel semblait être ce que le garçon avait toujours voulu, lui aussi. Ce pour quoi il était fait. Ronan n'en finissait plus de jouir, semblant n'éprouver qu'un long, continuel orgasme dont les vagues se succédaient sans relâche, le secouant, le faisant trembler de tous ses membres.

Malgré son désir, son érection douloureuse tant elle était violente, Paul était subjugué par la beauté de l'acte, violent lui aussi, tendre et doux à la fois. Accompli, surtout. Puis, tout à coup, dans la chaleur de la pièce irradiant des minces parois de planches, du toit qui protégeaient si peu des ardeurs du soleil, celle aussi qui irradiait des corps également ardents qui s'accouplaient sous ses yeux, il eut froid. À son tour, lui fut révélé à lui-même non pas son désir qu'il connaissait si parfaitement, mais l'usage maladroit qu'il en avait fait. Lui fut révélé aussi soudain en quoi le garçon lui était si différent des autres. Mais Ronan était à son père. Paul était seul, personne n'était à lui. Il n'était à personne. En quelques instants, défilèrent sous ses yeux ces corps somptueux, ces visages radieux, ensoleillés, rieurs, ceux des garçons qu’il avait révélés à eux-mêmes, à leur père parfois. En un processus inverse de celui qui révélait leur image dans l'eau des bacs lorsque Paul développait ses photographies, chacun d'eux dansait une brève seconde, puis s'évanouissait à son tour devant ses yeux, de plus en vite, jusqu'à ce qu'il n'y en eut plus. Plus rien. Il était seul.

  • Viens. Je te l'offre, je te le dois et puis Ronan te veut.

L'homme, près de jouir, se retenant à grand peine, tendait la main vers Paul qui vint à eux. Il rejoignit le père et son fils sur la couche qui ploya davantage et gémit sous leur poids conjugués. Ronan, son corps, son visage, son parfum le submergeaient, le liquéfiaient. Plus encore, le don, le partage que lui offrait son père le bouleversait aux larmes. Peut-être Ronan ne lui échappait-il pas entièrement, comme il l'avait cru, comme il l'avait craint. Peut-être son père lui serait-il reconnaissant de... Il sembla tout à coup à Paul qu'il n'avait rien fait d'autre de beau, de bien, d'important dans son existence que cela, révéler Ronan à lui-même, à son père. Reconnaissant lui aussi, sous les yeux de l'homme qui l'encourageait, il engagea son sexe dans la bouche du garçon qui s'en saisit. Il ne tiendrait pas longtemps et l'homme était prêt à jouir en son fils aussi, s'abandonnant à son plaisir un peu plus à chaque minute qui passait. C'est Ronan qui, des trois, semblait à présent mener le jeu. Masturbant Paul dans sa bouche au-dessus de lui, il soulevait ses hanches en cadence, allant à son père, cherchant ses coups de reins qu'il semblait vouloir toujours plus forts, plus profonds. Paul s'abandonnait aussi, se laissant sucer, masturber dans la bouche de cet adolescent que son père enculait, le tenant à ses chevilles. Ronan lâcha alors le sexe énorme et Paul comprit sa demande muette. Il s'enfonça en sa bouche en une longue, unique pénétration, jusqu'à toucher de son bas-ventre les lèvres distendues du garçon dont la salive coulait à son aine, trempant ses bourses. Comblé ainsi, ce n'était pas encore assez pourtant : Ronan, cambré à se rompre, attira à lui son père, l'immobilisant à ses hanches. C'était sauvage et beau. Et ce fut trop. L'homme jouit en son fils dans un cri et Paul se répandit dans la bouche du garçon qui ne pouvait contenir le flot de son plaisir dont le trop-plein ruisselait sur les joues, maculait le cou, éclaboussait le visage entier. Inaperçue de tous, la photographie du beau garçon nu, enroulée sur elle-même sans doute par l'effet de la chaleur, se détacha du mur et comme une feuille d'automne, elle tournoya un instant dans l'air surchauffé, semblant hésiter, puis disparut parmi les voiles et les cordages qui s'entassaient là, hors de vue. Ce ne fut que bien des jours plus tard que Paul découvrit son absence et, lorsqu'il la retrouva finalement, plus rien ne figurait sur le carré de papier.


Été 2016

  • J'ai vu l'annonce, mon fils aime tant la mer, il voudrait apprendre à naviguer. J'ai pensé que...
  • Vous avez très bien fait. Quel âge a-t-il, ce beau petit garçon, votre fils donc ?
  • Il n'a que quinze ans. Est-ce trop jeune ?
  • Non, non, pas du tout. Il y a juste que je suis au complet avec mes élèves pour la saison. Mais, de toute façon, même si je supervise le stage moi-même, j'ai pour habitude de confier les plus jeunes à mon assistant. Il est vrai qu'il n'est pas encore diplômé, mais il ne manque certes pas d'expérience et il est très adroit avec les jeunes garçons qui l'apprécient beaucoup. Il a une espèce de talent pour, comment dire... les révéler à eux-mêmes. Il s'appelle Ronan. D'ailleurs le voici... Regardez : on dirait que votre fils l'aime déjà ! Ne vous faites aucun souci, nous sommes des gens de confiance, nous ferons un vrai petit marin de votre fils si vous le remettez entre nos mains. Fiez-vous à nous. Vous pouvez inscrire votre fils à la guérite, là-bas sur la dune : c'est le père de Ronan lui-même qui vous recevra. C'est vous dire. À propos, vous savez que c'est une plage naturiste, n'est-ce pas ?



Vous aussi, vous pouvez participer à l'animation du blog en envoyant vos récits, qu'ils soient imaginaires ou basés sur des expériences vécues, l'essentiel étant qu'ils soient en rapport avec les thématiques de ce blog : fantasmes gays incestueux, relations sexuelles entre jeunes mecs et hommes plus âgés, ou tout simplement le plaisir du sexe entre mecs.

N'hésitez donc pas à nous écrire en utilisant le formulaire de contact qui se trouve à droite.


14 commentaires:

  1. très belle histoire, de quoi faire un livre !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Stephan a beaucoup d'imagination et un vrai talent pour nous en faire profiter.

      Supprimer
  2. moi ja'kie la dernière image orgasmique
    voilà mon dernier post
    http://menforxersex.blogspot.it/2016/08/sweet-kisses-tenderness.html
    bonne semaine nouvelle, les gars!!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ca ne m'étonne pas du tout.
      Bonne semaine à toi, ami Xersex.

      Supprimer
  3. Toujours d'excellentes histoires de Stefan ! Idem pour les illustrations ! Merci :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les histoires de Stephan sont de vrais régals. Malheureusement, celle-ci était la dernière de celles qu'il nous a envoyées et nous n'avons plus de nouvelles de lui.

      Supprimer
    2. Est-ce qu'il a un site où il compile ses différentes histoires ?

      Supprimer
    3. Il me semble en effet que Stephan a aussi publié ses histoires sur Xstory (http://www.xstory-fr.com/) et sur Les Histoires Taboues (http://www.asstr.org/~Histoires_Fr/pardates_2016.html?filter=gay) mais j'ignore sous quel pseudo.

      Supprimer
  4. Bonsoir Kalinours et Mister Damien!

    Un bien beau récit qui se veut toujours très judicieusement bien illustré!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il est dommage que nous n'avons plus de nouvelles de Stephan pour d'autres histoires tout aussi succulentes.

      Supprimer
  5. Bonjour !
    C'est un texte magnifique !
    Merci !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Salut
      J'ai pas encore lu le texte, il est trop long, je le lirais une autre fois.
      Aujourd'hui, c'était le retour au boulot pour moi. Je commençais à 10h et j'ai fait la journée continue jusqu'à 18h.
      Avoir la soirée libre donne presque l'impression d'être encore en vacances. Et c'est bien comme çà car il règne au boulot une ambiance de merde à ce que j'ai pu constater.

      Supprimer
    2. En effet, Dezel, les histoires de Stephan sont de vrais régals.

      Supprimer
    3. C'est bon de pouvoir recommencer en douceur après les vacances mais si l'ambiance au travail n'est pas pas bonne ça fait d'autant plus regretter les vacances. Bon courage à toi.

      Supprimer