mardi 1 décembre 2015

Le fils de Neptune


Après s'être présenté il y a 15 jours avec Narcisse et son père, Stefan nous propose une nouvelle très excitante dans laquelle nous découvrons un fils et son père en Robinson Crusoé ...


18 Octobre 1945

Si je compte bien, cela fait deux années aujourd'hui que le Fils de Neptune, le voilier à bord duquel nous naviguions, ma femme Florence, mon fils Daniel et moi, a fait naufrage.

Le Fils de Neptune, qui avait heurté un banc de rochers acérés peu visibles bien qu'à fleur d'eau, a sombré en moins de deux minutes, tant était importante la voie d'eau qui s'était ouverte dans sa coque. Florence s'est noyée sans que je n'ai rien pu faire. J'ai pour ma part, grâce à Dieu, réussi à nager jusqu'à cet îlot, Daniel accroché à mon cou.

Si l'on ajoute l'année sabbatique que j'avais pris pour effectuer ce voyage avec ma famille, lassé par mon travail d'illustrateur, et qui arrivait à son terme, cela fait donc trois ans que nous sommes étrangers au monde, Daniel et moi, sans moyen de le regagner ou même de communiquer avec ledit monde.

L'îlot, bien que peu étendu, est accueillant, couvert d'une luxuriante et dense végétation tropicale et, surtout, comporte deux sources d'eau potable. Dans cet atoll du Pacifique, le climat est toujours beau et chaud, bien qu'assez humide souvent. Par chance, la marée a porté vers nous nombre de vestiges en provenance du Fils de Neptune : bois flottés, cordes et autres matériaux, mais surtout plusieurs des caissons dans lesquels nous entreposions nourriture et médicaments.

J'ai donc pu assez rapidement organiser notre vie, à Daniel et à moi. La première tâche fut bien sûr la construction d'un abri rudimentaire qui s'est peu à peu amélioré jusqu'à devenir ce petit bungalow de plage, faute d'un meilleur mot. L'îlot regorge de fruits tropicaux et Daniel et moi cultivons quelques légumes. Il y a aussi des oiseaux et quelques autres animaux, mais nous ne chassons pas. Nous passons en revanche beaucoup de temps à pêcher, mon fils et moi.

Daniel, par chance encore jeune au moment du naufrage, ne garde que peu de souvenirs de sa mère et ne souffre donc pas de son absence. Étrangement, sans plus aucune trace tangible de Florence, pas la moindre photo ni le moindre objet, son souvenir s'efface également de ma mémoire et il me semble parfois que notre existence d'avant n'a jamais existé, que notre vie à Daniel et à moi a commencé au jour de notre arrivée ici, trempés, épuisés, effrayés... mais sains et saufs, sur la petite plage.

Nous avons dormi là, sur le sable, deux jours et deux nuits, mon fils et moi, blottis l'un contre l'autre. C'est le soleil, à l'aube du troisième jour qui nous a ramené à la vie. Daniel réclamait à boire, j'avais faim et soif aussi. Il était temps de s'atteler à la tâche qui nous attendait : notre nouvelle vie. Plus que jamais, je me sentais le père de mon fils : sa survie - plus seulement la satisfaction d'un de ses habituels caprice d'adolescent - notre survie, dépendaient de moi et de moi seul.

Dès le second jour, j'avais libéré Daniel des restes de son bermuda coloré largement déchiré lors du naufrage de toute façon et, l'ayant engagé à être prudent à cause de ses pieds tendres d'adolescent, je le laissais aller nu. Quant à moi, après quelques semaines d'exploration de l'ilot, de travaux agraires et de construction et autres occupations manuelles, mes vêtements m'avaient un à un abandonné, réduits à l'état de lambeaux. Je me souviens avoir pensé, lorsque mon short élimé s'est déchiré du haut en bas : c'est bien mieux comme çà... ! et en avoir ressenti une certaine excitation.

Nous vivons donc entièrement nus, Daniel et moi. Mon fils grandit rapidement et cette existence on ne peut plus naturelle lui profite à merveille, semble-t-il. Pour ma part, l'activité physique intense, le soleil et le grand air m'ont aussi fortifié, musclé et endurci et nous voilà donc tous deux nus, bronzés et regorgeant de toute l'endurance et la vitalité nécessaire à la survie des deux Robinson que nous sommes devenus, Daniel et moi.

J'ai tout appris à Daniel. Pêcher dans le lagon, lire et écrire en traçant les lettres dans le sable, allumer le feu, se faire un chapeau d'une large feuille enroulée en cornet pour se protéger de la fine et tiède pluie tropicale lorsqu'elle tombe sur l'îlot. Et, très tôt, je lui ai enseigné le plaisir.
Le sien et celui de son papa.

Daniel, mon somptueux Mowgli au corps lisse et parfait, nu et bronzé jusqu'au fond de la raie de son derrière rebondi, avec pour tout vêtement le coquillage que j'ai percé et accroché pour lui à une cordelette et qu'il porte autour du cou... mon fils adoré au jeune sexe presque constamment pointé, tel une flèche montrant le chemin devant lui, est une vision que je ne peux contempler sans qu'elle suscite chez moi une érection presque douloureuse tant elle est violente et instantanée.

Je n'ai jamais cherché à cacher mes érections à Daniel, pas plus que leur raison d'être : l'expression masculine du désir sexuel. Je ne lui ai pas davantage dissimulé le plaisir que me procurent les longues masturbations auxquelles je m'adonne en le regardant s'ébattre sur la plage ou dans l'eau claire du lagon, spectacle hautement érotique dont je ne me lasse jamais. Lui-même a donc accueilli les premiers signes de sa propre excitation avec le plus grand naturel et je me suis efforcé de laisser s'épanouir librement son désir de jeune garçon. De l'encourager même, je l'avoue bien volontiers. Que de temps passé à jouer ou lézarder au soleil sur la plage, à nager, à lutter tous deux nus et en érection ! Je sais comme il est fier de se sentir "comme Papa" et comme j'aime à le voir ainsi, jeune encore mais tellement à l'aise avec son corps, son désir, si impudique, si naturel. Si prêt à s'éveiller à la sexualité.

Tel un animal, lors de nos ballades sur ce que nous appelons désormais notre ilot, je porte Daniel nu sur mon dos ou bien chevauchant mes épaules. La nuit, c'est blottis l'un contre l'autre, nus, que nous dormons sur notre natte. Les marques d'amour que nous nous donnons l'un à l'autre, les caresses tendres et affectueuses, puisque sans témoins, sont aussi sans tabous et nos mains explorent librement nos corps, nos peaux en tous endroits, à tout moment et en tout lieu. Je sais où mon fils aime qu'on le touche, qu'on le caresse, comme il sait où j'aime sentir ses mains. Nous nous offrons donc l'un à l'autre ces plaisirs cent fois, mille fois par jour. C'est aussi simple que cela, vraiment. Nos baisers, ce sont sur les lèvres que nous nous les donnons. Qui cela choquerait-il bien ? Et, oui, nos langues y participent. Et puis sa bouche fraiche est un aphrodisiaque, sa salive de jeune garçon un nectar que je ne me lasse jamais de goûter.

Notre proximité, notre intimité est intense, complète, primale, fusionnelle, comme l'est notre amour qui ne peut qu'être exclusif en cet endroit où nous vivons. Assis nus en tailleur sur le sol de notre bungalow qui ne comporte qu'une pièce, ou bien sur le sable de la plage, Daniel nu entre mes cuisses, mes bras autour de sa taille fine, sa tête renversée sur mon épaule, nous échangeons confidences, caresses, rires, baisers. Mon sexe dressé se fraie un chemin entre ses cuisses douces et lisses dont il mouille l'intérieur de son désir, laissant de longues trainées blanches sur sa peau bronzée. S'il s'agite et bouge par trop, mon plaisir devient bien vite trop grand et je jouis ainsi sur nous deux, librement, sans retenue, en murmurant des mots d'amour à son oreille. Et c'est bien ainsi.

Mais ce sont nos siestes de l'après-midi, lorsque la chaleur est trop forte pour rester à l'extérieur, que je préfère. C'est d'ailleurs en ces moments que j'ai pu le plus à loisir faire l'éducation sensuelle de Daniel. Allongés sur la natte du bungalow ou bien sous l'ombre protectrice d'un arbre, nous dormons un peu et nous nous aimons beaucoup. J'ai guidé sa main maladroite encore dans sa recherche du plaisir, lui ai montré les caresses qui, lorsque son jeune sexe se dresse, lui font pousser des soupirs et des Oh et des Ah de contentement. Je lui ai montré comment, de ses doigts, de sa bouche, de sa langue, son papa pouvait lui donner un plaisir plus grand encore que celui qu'il se donne lui-même, jusqu'à lui faire perdre le souffle tandis que les lèvres collées à son pubis si doux, je suce son sexe palpitant au rythme de son cœur, en décalottant le gland tendre de mes lèvres, en caressant de la langue ses bourses, hasardant ma langue le long de son scrotum jusqu'à frôler son trou qu'il m'offre, les cuisses grand ouvertes. Je ne peux, en ces instants magiques, m'empêcher de songer à ces innombrables pères qui se croient bons et privent leur fils de tant de plaisir, de jouissance : mon Daniel, lui, les mains accrochés à mes cheveux pour mieux maintenir mes lèvres collées à son pubis, jouit de façon ininterrompue pendant de longues minutes. J'en suis si fier.

C'est aussi lors de ces siestes que j'ai appris à Daniel les gestes, les caresses qui donnent du plaisir à son père. Mille fois déjà, il m'avait vu en proie au plaisir culminant de l'éjaculation - jouir sous ses yeux est si bon - aussi mon sperme sur ses doigts ne l'a-t-il en rien effrayé ou surpris. Calmement, posément, je lui ai expliqué que jouir sur ses lèvres, sur son visage, me donnerait plus de plaisir encore, aussi, lorsque, sentant venir l'éjaculation, j'ai pour la première fois doucement amené sa tête blonde à moi, c'est de lui-même que, confiant, il a levé un visage souriant vers moi pour recueillir ma semence sur les joues, le front, la bouche. Tel un animal, je l'ai léché, lapé.

Faire découvrir à Daniel toutes les autres sources de plaisir que recèle son jeune corps parfait fut un bonheur sans nom. Sa bouche d'abord, qu'il offre à la mienne avec avidité pour des baisers doux et tendres ou bien profonds et passionnés. Interminables. Vint ensuite, logiquement et tout aussi naturellement, la découverte du plaisir que la langue paternelle sait donner. Daniel l'avait déjà maintes fois expérimenté tandis que je le suçais longuement, le menant à un orgasme dans ma bouche, puis un autre et un autre encore. Je lui fis alors découvrir tout le plaisir que cette même langue aimante sait donner à son anus. Daniel ne tarda pas à apprécier toute la saveur de ces intenses caresses buccales dans son intimité et bien souvent c'est lui qui, à quatre pattes et écartant ses fesses idéales, réclame l'attention de son père en cet endroit. Vision paradisiaque s'il en est. Je jure que, dans ces moments de désir, le petit trou de garçon de Daniel acquiert une saveur particulière qui m'enivre totalement. Combien de fois, après l'avoir mouillé de ma salive, n'ai-je pas trempé de mon sperme son jeune trou ainsi offert sans vergogne à ma vue, à mon désir, à ma jouissance ?

Daniel, dans ce climat moite et tropical de désir et de plaisir, a acquis bien vite l'art de l'amour divin qu'un père et son fils savent se donner. Très vite, il m'a pris entre ses lèvres et j'ai cru mourir de plaisir la première fois où, le gland en feu au contact étroit du velours moite et tiède de son palais, du satin doux et humide de sa langue, remerciant le Ciel pour un tel plaisir, j'ai joui dans sa bouche, me vidant dans sa gorge tandis qu'il m'avalait vaillamment. Je lui ai enseigné que c'était là la substance qui l'avait créé et que, jouissant ainsi dans sa bouche, je le nourrissais de moi, le recréais à chaque éjaculation qu'il avalait, le liant plus étroitement à son papa et cette idée lui plait autant qu'à moi.
Très vite, il a appris à dire et entendre les mots qui décuplent le plaisir, ceux du moins qu'un jeune garçon tel que lui pouvait comprendre. Ceux qui, loin d'être sales et de le salir, sont beaux et le magnifient. Son innocence, de toute façon, les purifierait tous si besoin était. Quel bonheur, dès lors, de venir fièrement à lui le sexe en érection à tout moment du jour, pour lui dire :
– Suce-moi, chéri... suce Papa.
Et quel bonheur de l'entendre me réveiller la nuit de la plus merveilleuse des façons, en murmurant à mon oreille :
– Suce-moi, Papa... j'ai encore envie !
Puis vint le moment tant attendu. Depuis longtemps déjà, je me donnais du plaisir sans honte aucune et me masturbais tout en caressant, frottant, pressant mon gland gonflé contre son anus, pour finalement le mouiller de ma semence lorsque je jouissais, tandis qu'il s'offrait, la croupe en l'air. Cela me rendait fou de désir et, lorsque j'avais joui, loin de me calmer, cela ne me donnait que plus envie d'entrer en lui ainsi lubrifié. Et oui, l'instinct existe, car qui lui avait dit, à cet adolescent, que là résidait la source du plus grand de ses plaisirs ? De lui-même, reculant à moi, il est venu peu à peu et, comme pour ses merveilleuses fellations, le gland seul tout d'abord, puis de plus en plus de moi, il a reçu tout son papa en lui. Il m'a pris en se donnant à moi, merveille de la pénétration qui unit.
Le paradis s'ouvrait pour moi. Pour lui aussi, qui se donnait à lui-même de fabuleux et innombrables orgasmes en s'empalant longuement sur moi, tandis qu'il me faisait crier de plaisir à l'instant de la jouissance. Jouir était un autre de ces si beaux mots que Daniel connaissait bien à présent et dont il savait user à bon escient. Il savait comme décrire son plaisir augmentait encore le mien et ses :
– Je jouis, Papa... je jouis !
... alors que son petit sexe vibrait de plaisir, n'attendaient que l'écho approbateur de mes :
– Jouis, chéri... jouis ! Papa va jouir aussi...
Les leçons de vocabulaire amoureux se poursuivaient et, Daniel grandissant et gagnant rapidement en assurance, elles devenaient plus subtiles. Ainsi, j'enseignais à Daniel que les hommes adultes, que son père, jouissaient de prérogatives dont les jeunes garçons ne disposent pas encore et que cela s'applique aux mots aussi. En vertu de ce principe, je pouvais murmurer avec tendresse et passion à l'oreille de mon fils, sans y mettre la moindre vulgarité, juste parce que le mot désigne merveilleusement l'acte :
– Viens chéri... Papa va t'enculer...
... alors qu'il savait devoir se contenter de ne me répondre que d'un très innocent :
– Oui, prends-moi Papa... prends-moi !
Cela faisait à la fois la différence et toute la merveilleuse complémentarité de l'amour entre un père et son fils. Je l'enculais tandis qu'il me demandait de le prendre. Je me réserve comme un suprême plaisir d'entendre dans quelques temps Daniel me demander, lorsque je viendrais à lui nu et en érection :
– Encule-moi, Papa.
Puis, lorsqu'il aura atteint la pleine adolescence, je lui enseignerai le merveilleux nom de l'amour que nous partageons. L'inceste.
Bientôt.


29 Novembre 1945

Depuis hier, nous ne sommes plus seuls.
La matinée s'achevait. Nous l'avions consacré comme souvent, Daniel et moi, à pêcher dans le lagon et nous étions fort satisfaits de nous-mêmes car, ce jour-là, en se retirant, la marée avait pris au piège de notre filet rudimentaire un gros mérou. Allongés dans le sable chaud, je venais de donner son plaisir à mon fils et c'est lui qui, penché sur moi, s'activait à son tour à satisfaire son père dont la montée du plaisir se faisait de plus en plus pressante. Déjà, je perdais pied.
– Suce-moi, chéri... suce Papa... suce-moi bien...
Le soleil presque au zénith aveuglait de ses reflets sur l'océan et le ciel en était presque blanc à force d'être lumineux. Alors que, les yeux mi-clos, je m'abandonnais au plaisir que procuraient à mon sexe enflammé les mains si douces et surtout la bouche tendre et étroite de Daniel, j'aperçus soudain à l'horizon une ombre qui, malgré la distance, me sembla gigantesque. Un navire, apparemment immobile, se profilait contre le ciel clair.

Presque immédiatement après, plissant les yeux, je pus voir la petite embarcation pneumatique qui se dirigeait rapidement vers le rivage, deux hommes à son bord. Déjà, on pouvait entendre son moteur. Daniel releva la tête et se détourna alors que les deux hommes prenaient pied sur le sable. Effrayé, il se leva d'un bond et courut se réfugier derrière moi. Daniel n'avait jamais vu d'autres hommes que son propre père.

Il ne me fallut qu'un instant pour reconnaitre en ces deux arrivants des militaires de l'US NAVY. Après avoir arrimé leur canot, d'un pas assuré, ils se dirigeaient vers nous à présent. Je me levai sans chercher à cacher mon érection qui ne faiblissait guère, mon gland encore luisant de la salive de mon fils et surpris leurs regards étonnés à tous deux.

Mon anglais s'était un peu rouillé ces derniers temps, mais la conversation s'engagea néanmoins. Comme on pouvait s'y attendre, ils avaient débarqué du navire militaire mouillant au large et, en mission de reconnaissance, venaient explorer notre ilot dont j'appris par le fait qu'il portait le numéro 137 sur leurs cartes.
– Quartier-Maître Gordon Scott et voici mon second, Paul Williamson. Simple opération de routine, nous mettons à jour nos cartes de cet atoll... Reconnaissance militaire, vous comprenez ?
... m'informa assez cordialement je dois dire le plus âgé et sans doute le plus gradé d'entre eux, un homme grand et athlétique à la stricte coupe de cheveux militaire mais dont le large sourire et les yeux rieurs démentaient la sévérité du visage rude et buriné. Son compagnon, un tout jeune marin blond et fort bien bâti qui ne devait pas avoir plus de vingt ans, s'affairait à décharger leur matériel tout en continuant de nous jeter des coups d'œil curieux, à Daniel et à moi-même. Peut-être à cause du respect tout militaire qu'il témoignait à son supérieur qui, pour sa part, s'adressait à lui en disant "My boy", il me vint à l'esprit sans raison particulière qu'il était assez jeune pour être le fils du Quartier-Maitre Scott et cela ne contribua pas à tempérer mon érection.

Daniel, la curiosité l'emportant, avait sorti la tête et, bien que toujours à l'abri derrière moi, s'enhardissait à présent. Il scrutait tour à tour sans mot dire les deux hommes et les objets inconnus qui s'entassaient à présent sur le sable de notre plage, les yeux écarquillés. Scott, ses yeux plantés dans les miens, s'approcha jusqu'à me toucher puis il amena son visage à la hauteur de celui de mon fils. Celui-ci se raidit un peu, serra plus fort mon bras, mais soutint bravement le regard de l'inconnu.
– Comme tu es beau ... J'ai deux jeunes garçons, moi aussi, qui doivent avoir le même âge que toi. Voudrais-tu les voir ?
Surprise : le Quartier-Maître parlait un français correct. Il sortit de la poche arrière de son short militaire un gros portefeuille dont il extirpa une photographie. Daniel, qui n'en avait jamais vu auparavant, ouvrait des yeux ronds. Mon jeune Mowgli qui découvrait le monde et ses merveilles technologiques étaient si attendrissant, que je ne pus m'empêcher de sourire. Il prit la photo, la retourna en tout sens, la scruta, puis son visage s'éclaira d'un large sourire et il me la tendit. Sur l'image, on pouvait voir Scott entourant les épaules de ses fils. Les deux garçons blonds, s'ils n'étaient pas jumeaux, n'avaient sans doute que fort peu d'écart et tous deux se ressemblaient et ressemblaient à leur père qui souriait fièrement sur la photo, posant avec ses deux jeunes fils pour l'objectif.
– Tu vois... ils n'ont pas comme toi la chance d'avoir un lagon pour eux tout seuls, mais nous avons une piscine et ils peuvent nager, eux aussi... Williamson, my boy, venez ici... come and see what we have here...
Le second s'approcha et se pencha à son tour pour faire face à mon fils.
– Il s'appelle Daniel... l'informai-je.
Si le Quartier-Maître Scott, avec sa stature, son autorité manifeste et sa voix si mâle, avait quelque peu intimidé mon fils, visiblement, le jeune marin blond aux yeux clairs l'impressionnait beaucoup moins. Daniel sortit tout à fait et hasarda un sourire timide.
– Je m'appelle Paul... Paul Williamson... dit le marin en tendant la main à Daniel.
Celui-ci se recula, effrayé à nouveau.
– Il ne sait pas serrer la main. Il n'est pas habitué... nous vivons seuls ici et Daniel ne connait que moi. Il ne sait qu'embrasser.
Le second Williamson, un peu hésitant à son tour, tendit son visage et à sa grande stupeur, Daniel, nouant ses bras derrière la nuque du garçon, pressa ses lèvres contre les siennes. D'où je me trouvais, je pus voir distinctement Daniel, tout comme il le faisait avec moi, chercher de sa langue rose celle du marin dans sa bouche et la trouver. Williamson répondit brièvement au baiser de Daniel avant de se reculer, assez décontenancé.

La glace était brisée, cependant. Avec l'aide des deux hommes, nous avons allumé un feu - Daniel était si fier de montrer sa science en ce domaine - et le gros mérou tout frais pêché du matin ne fut pas de trop pour nous quatre. Le dessert était constitué des habituels fruits dont l'îlot regorgeait, mais c'est une fois de plus le jeune Williamson qui se tailla le plus grand succès en offrant à Daniel du chocolat qu'il n'avait jamais goûté auparavant. Assis nu sur les genoux du marin, mon fils et lui se racontaient à présent tout un tas d'histoires dont le fil était cependant assez décousu, car ils ne parlaient pas la même langue !

À ma grande surprise, je vis Daniel dénouer la cordelette qu'il portait au cou et où pendait son coquillage préféré. Après un instant d'hésitation, encouragé par mon assentiment, il l'attacha au cou de Williamson qui parut soudain aussi heureux que s'il venait de gagner un million de dollars. Ce fut lui qui, cette fois, déposa un baiser sur les lèvres de Daniel puis, en retour, il offrit à celui-ci la plaque militaire avec son matricule qu'il portait au cou. Mon jeune sauvageon rencontrait la civilisation et tous deux se souhaitaient la bienvenue sous le regard amusé du Quartier-Maître Scott. Celui-ci se leva alors.
– Il fait trop chaud à présent pour commencer à explorer l'îlot. Nous ferons cela en fin d'après-midi, çà peut attendre. Avons-nous d'autre matériel à débarquer du canot, Williamson ? Non, bien... et bien, dans ce cas...
Il se tourna vers moi. Je me levai à mon tour et attirai Daniel à moi, serrant sa tête contre mon torse, tandis que mon sexe se raidissait à nouveau.
– Et bien... nous, nous allons faire la sieste à l'ombre, dans notre bungalow dont vous apercevez le toit, là bas. Si vous n'avez pas mieux à faire... et puis la source est juste à côté, vous pourrez vous y rafraîchir.
Cela se fit sans heurt, naturellement. À l'intérieur du bungalow, le toit de palmes filtrait la chaleur et l'ombre était agréablement fraîche. Les deux hommes s'allongèrent auprès de nous, sur notre unique natte. Daniel, comme à son habitude, vint se blottir contre moi, quémandant attention, baisers et caresses, que je lui retournais sans compter. Au bout d'un moment, mon fils m'abandonna et sans la moindre hésitation, vint au jeune Paul. Il prit la main de son nouvel ami et résolument, la guida à son entrejambes, la plaçant sur son jeune sexe raide. Le marin était hésitant encore, mais Daniel s'attaqua à son T-shirt, bien décidé à l'en dépouiller. C'est le Quartier-Maître Scott qui le décida finalement :
– Williamson, my boy... can't you see ? Le petit ne comprend pas pourquoi vous portez des vêtements quand son père et lui sont nus... il n'y a pas besoin de parler français pour comprendre cela, il me semble !
Le garçon se défit de son T-shirt, mais cela ne suffit pas à mon fils qui entreprit de le défaire aussi de son short militaire. Williamson, bien qu'à peine sorti de l'adolescence, avait un corps splendide, lisse, bien découplé, avec de belles épaules et des pectoraux comme on en voit aux statues des éphèbes grecs. Daniel se pencha et prit dans sa bouche le sexe dressé, de fort belle taille, du garçon. Moins d'une minute plus tard, je pouvais voir à ses yeux exorbités, prêts à jaillir de ses orbites, à son souffle court, aux tremblements qui agitaient son corps entier, que le jeune homme n'avait jamais connu auparavant la bouche d'un garçon. Le plaisir qu'il ressentait dépassait tout ce qu'il avait pu connaitre ou même imaginer. Daniel faisait aller et venir ses mains tout au long du membre raide en gardant le gland en sa bouche. De temps à autre, il se courbait plus encore et son nez court et retroussé frôlait presque le pubis blond et tondu du marin. Il s'en fallait de peu qu'il ne le prît entier en sa bouche.
Mille sensations nouvelles et inconnues m'assaillaient. C'était la première fois, bien sûr, que je voyais mon fils sucer un autre homme. C'était à peine si je l'avais vu me sucer moi : nous ne possédions pas de miroir. Je ne pouvais m'empêcher d'être un peu jaloux, mais aussi complètement émerveillé. C'était donc à cela que nous ressemblions, mon fils et moi, lorsqu'il me suçait ? Dieu, que c'était beau, que c'était excitant. Pour Daniel aussi, ce sexe inconnu dans sa bouche, sa saveur nouvelle, la cadence différente avec laquelle il pénétrait ses lèvres... tout cela devait sembler étrange. Et excitant. Scott jouissait aussi du spectacle sans retenue : du coin de l'œil, je pouvais voir qu'il avait ouvert son short et masturbait un membre d'une taille comme je n'en avais jamais vu auparavant. Williamson ne tarda pas à exploser.
– Oooooh.. oh Fuck, yeah Baby... I'm cumin... I'm cumin'... !
Je vis alors ce que jamais je n'avais vu, une des plus belles choses qu'il m'ait été donné de voir. Mon fils, les yeux fermés, s'appliquait à avaler la semence du garçon, déglutissant sans relâche comme le montraient les mouvements de sa gorge, laissant entendre ses gémissements qui s'ajoutaient aux obscènes bruits mouillés de succion et aux halètements désordonnés de Williamson. Je manquais jouir sans me toucher, à cette simple vue.

Tandis que le jeune marin retombait en arrière, hors d'haleine, épuisé par un plaisir qu'il ne croyait pas possible, par courtoisie mais non sans quelque inquiétude, je proposais au Quartier-Maître Scott la bouche de mon fils, afin qu'il le suce à son tour. Scott refusa avec gentillesse, arguant non sans raison qu'il n'y avait aucun moyen pour que Daniel puisse, en une manière ou une autre, s'accommoder de son énorme virilité en lui.
– Mais... vous savez... il y a des mois que nous sommes en mer et...mes fils me manquent. J'aimerais beaucoup... si vous voulez bien... vous voir faire l'amour à Daniel. Vous comprenez, n'est-ce pas ?
J'amenai donc mon fils à moi et après quelques baisers et caresses, j'entrepris de l'ouvrir de ma langue comme il aimait tant, sur le dos, ses cuisses grandes ouvertes d'abord, puis à quatre pattes la croupe offerte ensuite, lorsque je sentis qu'il était prêt à me recevoir, ouvert, mouillé et chaud.
– Prend-moi Papa... prend-moi... psalmodiait-il sans fin.
Je me penchai et murmurai à son oreille. Daniel me regarda et son visage s'éclaira soudain. Il sourit et, docilement, comme je venais de le lui demander, il répéta plus haut afin d'être entendu de tous :
– Encule-moi, Papa...
Longuement, avec tendresse et passion, pendant plus d'une heure, je pénétrai mon fils sous les yeux des deux hommes. Je jouissais intensément de toutes ces sensations nouvelles... nous exhiber ainsi, Daniel et moi, dans un tel moment d'intimité... c'était... fantastique ! Daniel, dépourvu de toute inhibition, jouissait plus encore que moi si c'est possible de la situation nouvelle. Une fois encore, ce fut Williamson qui vint à nous le premier. Daniel connut alors pour la première fois le bonheur d'être pénétré par ses deux extrémités à la fois. Bravement, il recevait le marin dans sa bouche que celui-ci, avec toute la vigueur déjà retrouvée de ses vingt ans, honorait vaillamment, tandis que je continuais de pénétrer profondément son anus. Pour une raison que je ne parvenais pas à m'expliquer et dont je remis à plus tard la réponse, partager ainsi mon fils avec ce garçon me faisait l'aimer davantage encore.

Williamson jouit le premier, déversant à nouveau sa semence dans la gorge de mon fils, là sous mes yeux. Je retenais mon éjaculation, mais savais ne pas pouvoir le faire encore bien longtemps. Le Quartier-Maître Scott prit la place de son second et, sans pénétrer la bouche de Daniel mais tout en me fixant dans les yeux, il éclaboussa puissamment le visage de mon fils d'un sperme épais, chaud, odorant, abondant qui zébra les joues, le front, le nez de Daniel de longues trainées blanches qui n'en finissaient pas de s'écouler dans son cou, ses cheveux. Mon fils, d'instinct, tel un chiot, léchait la semence répandue sur ses lèvres.

Nous fîmes longtemps l'amour tout quatre, faisant le plus souvent de Daniel le centre de notre attention à tous. En fin d'après-midi, nous allâmes nager nus dans le lagon, puis nous avons profité des rayons du soleil déclinant sur le sable encore chaud mais déjà coloré des teintes du couchant. Il n'y eut pas d'exploration de l'ilot ce jour-là. Ni le lendemain. Ni jamais. Tandis que je tenais Daniel dans mes bras, Scott me parlait de ses deux jeunes fils restés là-bas, dans le Connecticut et Williamson n'en finissait pas d'agacer de sa langue, de sa bouche le jeune sexe toujours raide de mon fils, pour son plus grand bonheur. Daniel riait aux éclats, excité, répétant sans fin les mots que le jeune marin venait de lui apprendre :
– Suck it... suck it for me. Suck it good !
Nous fîmes un dîner qui initia Daniel aux joies du Corned Beef américain et de la soupe de tomate Campbell, avant de lui fournir une seconde fois l'occasion de se gaver de chocolat en léchant les doigts du jeune marin qui les lui fourrait dans la bouche sous nos yeux amusés. Notre unique chandelle de fabrication artisanale faiblissait et c'est donc à la seule lueur du clair de lune, pleine cette nuit-là, que nous sommes retournés nous aimer tous quatre sur la natte, jusque fort tard dans la nuit, épuisant nos corps, nos sens, nos désirs... en même temps que toutes les combinaisons et les positions que ceux-ci nous suggéraient.

J'appris de la bouche de Scott, lors d'une pause, que ma première intuition avait été juste : le jeune second Williamson n'avait perdu sa virginité que récemment sous les assauts fougueux de son viril Quartier-Maître et depuis, montrait un enthousiasme à satisfaire celui-ci qui faisait presque oublier à Scott combien ses fils lui manquaient. L'évocation de ces nuits torrides sembla raviver l'ardeur de l'homme car, d'un geste dont l'autorité ne tolérait aucun refus, il attira le jeune homme, le courba sous lui et sous nos yeux, le baisa longuement et sans excès de ménagement, lui arrachant des cris de jouissance à chacun de ses longs, implacables coup de reins.
Le spectacle, lui aussi nouveau pour moi, me troublait et m'excitait au plus haut point. Scott semblait prêt de venir en lui et moi, à ma grande stupeur, je sentais une chaleur nouvelle grandir en moi et m'envahir. Ce fut comme si quelqu'un d'autre prononçait ces mots : je m'entendis supplier Scott :
– Prends, moi... encule-moi, là devant mon fils !
Scott se dégagea du garçon et m'exauça sans délai. Un nouveau maelström de sensations inconnues m'emporta. Fierté de montrer à Daniel que son père pouvait, savait jouir comme lui, en recevant un sexe au plus profond de ses entrailles, bonheur de se sentir ainsi plus proche de lui avec qui je partageais désormais ces sensations. Humiliation de donner à mon fils le spectacle de son père se soumettant ainsi au désir d'un autre mâle et d'y prendre plaisir. Le plaisir, justement, s'en trouva décuplé : voir Daniel qui me regardait intensément me faire ainsi enculer sous ses yeux me fit presque perdre la raison. Je n'eus que le temps de l'attirer à moi.
– C'est bon, Papa ?
– Oui, oh oui chéri... c'est bon comme lorsque Papa t'encule, mon amour, tu sais comme c'est bon !
Scott poussa un rugissement d'animal, puis je crois que je perdis connaissance un moment tant fut intense le plaisir.

Nous n'avons que fort peu dormi cette nuit-là. Je n'ai, pour ma part, pas fermé l'œil, tenant Daniel endormi serré contre moi, épuisé par toute cette inhabituelle activité sexuelle. Avant de sombrer dans le sommeil, Scott, après quelques hésitations, à voix basse, m'interrogea.
– Que compte-vous faire ? Allez-vous rester ici toujours ? Est-ce qu'il est vraiment possible de... vous savez bien... çà n'est pas raisonnable. Demain, il nous faudra repartir. Si vous voulez, nous vous embarquerons à bord. Cela arrive parfois que la marine recueille ainsi des naufragés et une fois à la base, vous pourrez, si vous voulez...
– Je ne sais pas, Scott. Je ne sais pas, vraiment. Vous avez raison sans doute. Peut-être. Il faut que je réfléchisse.
Je passai les deux heures qui suivirent à retourner toutes ces questions. Le Quartier-Maître Scott, en plus d'une manière, avait raison, bien sûr. Pouvais-je prendre la décision de faire grandir Daniel loin du monde, de la civilisation, le priver d'études et de confort jusqu'à... quand ? En avais-je le droit ? Ne me le reprocherait-il pas un jour, à juste titre. Mais j'avais aussi les yeux pleins de mon jeune Mowgli nu et beau sur la plage, du plaisir qu'il se donnait innocemment au soleil, de l'amour que nous faisions ensemble tout le temps, partout. Comment s'adapterait-il à un autre monde si différent, si peu conforme à ce que je lui avais enseigné jusqu'à présent ? Quelle route devais-je choisir pour lui ? Était-ce moi qui devais choisir la route qu'emprunterait mon fils ?

Sans avoir pu trouver la moindre réponse à aucune de ces questions, bien sûr, je sombrai à mon tour dans le sommeil, épuisé. L'aube fut bien vite là et comme en un rêve, j'entendis Scott s'adresser à son second.
– Williamson, my boy... It's time. We have to go, now.
Daniel et moi accompagnâmes les deux hommes jusqu'à la plage, mon fils encore à demi-endormi nu dans mes bras.
– J'ai réfléchi, Scott. Je vous remercie, mais... nous ne partirons pas, Daniel et moi.
Le Quartier-Maître Scott ne posa pas de questions, ne chercha pas à me convaincre, mais insista pour nous laisser la plus grande partie de ce qu'ils avaient débarqué la veille du canot pneumatique : vivres, conserves, boissons, médicaments, outils, couvertures et autres ustensiles dont j'ignorais jusqu'à l'usage. Scott et son second s'entretinrent en anglais pendant un moment et je compris que le jeune homme s'inquiétait des explications qu'il leur faudrait fournir une fois de retour à bord, quant au matériel et aux fournitures manquants.
– Et quoi... s'exclama soudain avec force Scott... Nous n'aurons qu'à dire que la marée a emporté les caisses durant la nuit et voilà tout, que diable !
Nous nous fîmes nos adieux. Daniel pleura un peu dans les bras du jeune marin blond qui le couvrait de baisers, de promesses et de cajoleries en anglais et sans doute était-ce mon imagination ou bien un tour que la lueur du jour qui pointait me jouait, mais j'aurais juré l'espace d'un instant que les yeux du marin brillaient de larmes, eux aussi. Portant la main à son cou, il serra le coquillage offert par Daniel et dit à celui-ci qui n'en comprit pas un mot :
– I'll keep it forever, Baby. I swear.
Scott, en militaire aguerri, ne s'épancha pas.
– Williamson, my boy... sur le registre, en face de la mention " Îlot Numéro 137 ", vous voudrez bien inscrire : "Ilot dépourvu d'eau potable. Impropre à la vie humaine et donc inhabité. A l'écart de toute route maritime et ne présentant aucun intérêt en terme de stratégie militaire éventuelle ", je vous prie.
Puis à moi :
– Je ne sais pas même pourquoi ils nous font faire tout ce travail de recensement, d'exploration, de comptabilité. Ce n'est pas le boulot de militaires, vraiment. Je ne sais pas. Je ne comprends pas du tout. Prenez soin de lui - il caressa la joue mouillée de larmes de Daniel - prenez soin de vous. God bless you.

THE WASHINGTON POST - Edition du 1er Juillet 1946

Aujourd'hui à 8 h 35 (heure locale), dans le cadre de l'Opération Crossroads, "Baker" - tel est le nom de la cinquième bombe atomique de l'histoire - a explosé sur l'atoll de Bikini. D'une puissance de 23 kilotonnes, soit une puissance équivalente à la bombe larguée sur Nagasaki le 9 Août 1945, "Baker"a rendu mortellement radioactive pendant une semaine une zone s'étendant à 9 kilomètres autour de l'atoll de Bikini. Cette zone était bien évidemment inhabitée, l'US NAVY ayant entrepris plusieurs mois auparavant un méticuleux bien que tenu Secret-Défense travail d'exploration et de recensement des ilots composant l'atoll de Bikini. Cette nouvelle explosion atomique, en assurant désormais aux États-Unis une indiscutable suprématie en matière d'armement militaire de pointe, ouvre pour l'humanité une ère nouvelle de paix qui...


New York Cinquième Avenue - Printemps 1950
– Monsieur ?
– ...
– Monsieur ? Excusez-moi, Monsieur... ? Sir, please,
– Je vous demande pardon ?
– Vous ne me reconnaissez pas, Monsieur ?
– Je crains que vous ne fassiez erreur, jeune homme.
– Monsieur Scott ? Monsieur Gordon Scott ? Quartier-Maître Gordon Scott ? 
– Oui, mais qui... Mon Dieu, oh Mon Dieu... Daniel ? ? Daniel ! ! Oh mon Dieu, je croyais que tu... que ton père et toi, vous étiez... Oh Daniel, je ne savais pas... notre commandement, à la NAVY, ne nous avait jamais informés des véritables raisons de ce travail de recensement des ilots. Nous pensions que c'était une routine... quelque chose de purement administratif. Leur projet était classé Secret-Défense. Nous ne savions pas que... nous ne savions pas ce qu'ils projetaient. Daniel... si tu savais comme je m'en suis voulu pendant toutes ces années... j'ai cru devenir fou. Comment avais-je pu vous laisser là-bas, ton père et toi ? La zone entière est restée interdite d'accès pendant des mois, ils ne parvenaient pas même à la décontaminer et il n'y avait aucun moyen de... Mais... comment se fait-il que... comment avez-vous pu... ? Et ton père ? Est-ce que... ? ?
– Papa va bien, Monsieur Scott. Il est là-bas : ne le voyez-vous pas qui nous fait signe, derrière la vitre de la Cafétéria ? Venez, Monsieur Scott... il vous racontera tout cela bien mieux que moi : j'étais si jeune alors !
– Mais comment est-ce que vous avez pu... ? Je veux dire, vous n'aviez aucun moyen de savoir... encore moins de vous enfuir. Comment avez-vous... ? ? Comme tu as grandi, Daniel ! Comme tu es beau ! Mais tu étais déjà si beau... Oh Mon Dieu, Mon Dieu... !
– Merci, Monsieur Scott ! Vous souvenez-vous de Paul Williamson, votre jeune second à l'époque ?
– Oui bien sûr, mais je... plus personne n'a eu de ses nouvelles, peu de temps après cette histoire et je ne sais pas ce qu'il... 
– Paul a été informé, je ne sais trop par quelle fuite, de la teneur de l'Opération Crossroads, comme l'US NAVY l'appelait. Cette cinquième bombe sur l'atoll de Bikini où nous nous trouvions, Papa et moi. Quand il l'a su, Paul a aussitôt dérobé un hélicoptère de la NAVY et il est revenu nous chercher, Papa et moi. La veille de l'explosion. Il est passé en cour martiale pour cela. L’Armée l'a radié de ses rangs et il est resté trois ans en prison. Il vit à Paris à présent et nous nous voyons souvent. Il ne veut plus jamais, jamais qu'on lui parle d'armée, de guerre, d'armes... Il milite dans plusieurs mouvements pacifistes en France et en Europe... Reconnaissez-vous sa plaque militaire ? Je l'ai toujours sur moi...
– Oh Mon Dieu... Paul... lui aussi, je me suis demandé si souvent ce qui lui était arrivé, mais dans la NAVY, les secrets... Mais tu parles parfaitement anglais, à présent Daniel ? Cela n'a pas été trop dur... je veux dire... retrouver, non : découvrir la civilisation ? Ton père avait si peur pour toi !
– Nous venons souvent à New-York, Monsieur Scott : Papa a repris sa carrière d'illustrateur et beaucoup de ses clients sont ici. Le plus dur pour moi, vous savez, Monsieur Scott, ce fut... de ne plus vivre nu, ni faire l'amour avec Papa tout le temps et partout ! Mais le voilà qui vient vers nous... Papa, Papa... !
– Daniel chéri... Monsieur Scott, Quartier-Maître Gordon Scott... comment vont vos fils ?

Si vous avez des fantasmes, des récits imaginaires ou expériences vécues en rapport avec les thématiques de ce blog, vous pouvez nous les raconter en détail en m'écrivant (zobadada@gmail.com) ou en utilisant le formulaire de contact qui se trouve à droite. Je le mettrais sur le blog pour que tout le monde en profite :)


Bonne mois de décembre à tous !

10 commentaires:

  1. évidemment mon commentaire sera "off topic", mais la dernière image est si belle! et de bonne santé!
    stp, à lire ici: http://sementherapy.com
    Je pense qu'il ya un grain de vérité.

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    1. Bonsoir Xersex,

      Merci pour le lien. Oui, cela semble en effet très intéressant mais on dit bien qu'il faut boire le sperme des hommes en bonne santé, donc pas celui des inconnus pour lesquels on ne sait pas s'il ne contient pas des virus très mauvais pour la santé.

      Bonne soirée - Bisous.

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    2. t'as raison, mais le site dit:
      Swallowing semen from a healthy man more than twice a week benefits your body, mind and spirit.

      healthy man/men!!!

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    3. Oui en effet, je l'ai lu mais il faut que les hommes soient heathy, donc il faut bien les choisir :)

      Bisous.

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  2. Cette histoire est également issue du site "les histoires taboues" comme celle de l'autre jour.
    Pour ceux qui ne connaissent pas, "Les histoires taboues" est un site où l'on peut lire des histoires à caractères sexuels, gays, bi, hétéro ou lesbien. De nombreuses histoires sont aussi des histoires d'incestes. Il n'y a aucune vidéo, seulement de la lecture.
    Certaines histoires sont très excitantes à lire (je ne lis personnellement que celles à caractères gays), d'autres moins. Mais je vous préviens, vous risquez de ne pas tous apprécier ces histoires car la plupart sont aussi à caractères pédophiles.

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    1. Bonjour Mauricio,

      En effet, comme dit l'autre fois, Stefan a publié ses histoires sur "les histoires taboues" et "xstory" avant de les proposer ici. Pour ceux qui aiment la lecture, ce sont deux sites particulièrement intéressants sur lesquels chacun, hétéro, homo ou bi, peut trouver son bonheur. Les histoires racontées sur histoires taboues sont des fictions et certaines font en effet intervenir des enfants très jeunes mais, comme l'âge des protagonistes est indiqué devant le titre de l'histoire, ceux qui les lisent le font en toute connaissance de cause. Pour ma part, j'évite celles qui concernent les enfants.

      Bonne journée - Bisous.

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  3. Cette histoire est passionnante. Bravo et merci, Stefan.

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    1. Bonjour, mon Kalinours,

      Heureux de savoir que cela te plait ;)

      Bonne journée - Bisous.

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  4. Bonsoir Mister Damien!

    Ce récit se veut passionnant du début à la fin et se veut très agréablement illustré!

    Je félicite donc bien fort ton ami et lecteur Stefan!

    Que ta soirée te soit extatiquement agréable!

    Bisous

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    1. Bonsoir Mister Opti-Mystic !

      Maintenant que tu es émoustillé par les barbus et ce chaud récit, je te souhaite une bonne, extatique et juteuse fin de soirée.

      Bisous.

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